‹ L'auto-intoxication intestinaleChapitre 138 sur 182 · III. 600 gr. de viande en 1 fois · texte numérisé non relu

III. 600 gr. de viande en 1 fois

Sulfoéthers.

Azote

urinaire.

Azote fixe.

(1) Schumann, Wien. klin. Woc/i., p. 10, 1901.

(2) Adbian, Zeit. f. phys. Ch., XVII, p. 628, et XIX, p. 123.

DIMINUER LA PUTRÉFACTION AZOTÉE

VVicke et Weiske (1) confirment ces faits d’une manière complète. ' . '

Aussi avons-nous pris l’habitude de prescrire trois repas solides et trois repas liquides par jour.

3° S’ÉTENDRE A PLAT SUR LE DOS OU SUR LE CÔTÉ DROIT PEN- DANT UNE HEURE DE TEMPS, APRÈS CHAQUE REPAS SOLIDE, MAIS SANS DORMIR.

. Le Schüle, assistant de Baümler (de Fribourg), a fait sur deux sujets normaux d’intéressantes expériences qui ont consisté à analyser le contenu stomacal, extrait quelques heures après le repas d’épreuve suivi ou non soit de sommeil, soit de repos étendu.

Il a constaté que le sommeil, pendant la digestion, a pour effet constant d’affaiblir la motilité stomacale et d’augmenter le degré d’acidité du suc gastrique, fait que Schüle attribue à l’irritation exercée par le séjour plus prolongé du chyme dans l’estomac.

Il a remarqué ensuite que le simple repos dans le décubitus horizontal, mais non accompagné de sommeil, stimule la fonction gastrique sans augmenter l’acidité.

I. — SUPPRIMER DE L'ALIMENT ATION TOUTE NOURRITURE AZOTÉE FAVORISANT LA VITALITÉ DES MICROBES PROTÈOLYTES ANAÉROBIES.

1° Bouillon de culture. — Supprimer de l’alimentation tous les aliments pouvant servir de bouillons de culture pour les bacilles protéolytiques.

(1) WicKE et Weiske, Zeit. f. phys. Ck., XVIII, p. 109.

Repas solides secs.

7 h. 1/2 du matin, 12 h. 1/2 —

7 h. 1/2 du soir.

10 h. du malin.

3 h. 1/2 après-midi.

10 h. du soir.

Repas liquides.

G. — Règles spéciales.

TRAITEMENT

Éviter le bouillon et les potages gras; les jus, gelées et extraits de viande Liebig, Brand, etc., les peptones Kemme ri ch, etc.

Éviter les blancs d’œufs et les plats qui en contiennent.

Éviter le \ddi pur, c est-à-dire non mélangé aux farineux, vrai bouillon de culture dans l’auto-inloxication alimentaire et surtout dans l’auto-intoxication par entérite aiguë et chronique, et ne l’employer pur que dans l’auto-intoxication organique.

2° Aliments gras. — Éviter le plus possible les graisses de viandes.

Éviter la graisse de rôtis ou de bouillis, la margarine.

Leur préférer, en quantités modérées, le beurre frais, les jaunes d’œufs (1), qui favorisent moins les putréfactions azotées.

3® Aliments carnés. — Éviter les viandes faisandées ou les viandes susceptibles de fermenter rapidement.

Éviter la viande avancée ou de mauvaise qualité ; le gibier de poil ou de plume, la viande saignante, la viande crue.

Le poisson, les crustacés, qui fermentent facilement, seront aussi interdits, au moins dans les débuts du traitement.

La toxicité du poisson est le résultat de la formation rapide d’alcaloïdes (guanine, neuridine) provenant d’une altération extrêmement facile de ces animaux, et qui peut exister lors même que le poisson a conservé les caractères extérieurs de la fraîcheur.

Springer, étudiant, par la méthode de Bouchard, la toxicité urinaire, constatait que, de toutes les viandes, le poisson donne le maximum de toxicité.

(1) La Société qui vend la vécjélaline, s’étant servie de cette phrase tronquée dans un but de réclame et cela malgré nos protestations réitérées, nous supprimons toute mention de cette substance.

DIMINUER LA PUTRÉFACTION AZOTÉE

Pour toutes ces raisons, le poisson sera interdit dans le régime antiputride.

Dans les formes graves d’auto-intoxication chronique, on

Page 1