RÉNAL ET EN VUE DE MAINTENIR LES FORCES DE L’OHGANISME
Dans les formes aiguës des néphrites et dans les poussées aiguës des néphrites chroniques, il s’agit avant tout de soulager le rein. Dans la néphrite chronique, il faut, tout en ne perdant pas de vue la première condition, penser surtout à maintenir les forces de l’organisme.
Les recherches de Von Noorden, Wiczkowsky, Kœster, montrent que chez les néphrétiques la qualité ou, pour mieux dire, la provenance de l’albumine : lait, œuf, viande, n’exerce pas une grande influence sur le rein, mais que cependant, de toutes les albumines, celles du lait sont le mieux supportées.
Beaucoup plus importante que la qualité est la quantité d’albumine ingérée.
Aufrecht a été le premier à demander, dans l’insuffisance rénale, un régime hypoazoté.
Dujardin-Beaumetz et surtout Leube insistent sur ce point. Ce dernier clinicien recommande cependant de ne pas descendre au-dessous de 80 grammes d’albumine dans les cas chroniques ; par contre, dans les cas aigus et seulement pour peu de temps, de rester à 50 ou (30 grammes (1).
Senator {'2) permet même, dans les cas sérieux et pour peu de temps, de descendre jusque 30 ou 40 grammes d’albumine par jour.
Von Noorden, Sirven, Hoffmann abondent dans ce sens, mais en insistant sur ce fait important qu’un régime hypoazoté (au-dessous de 50 à 60 grammes) ne doit pas être prolongé trop longtemps, quoique l’exemple des végétariens nous montre que des doses de 50 grammes sont largement suffisantes et peuvent être supportées sans inconvénient pendant de longues années, pourvu que la valeur calorifique soit remplacée par des graisses et des hydrocarbures.
(1) Aufrecht, Berlin, kl. Wÿch., 1883, p. 51.
(2) Senator, Erkr. der Niere, p, 280 {Pentzoldt’s und Stinzing's Hbd., 1903, XI).
DIMINUER LA PUTRÉFACTION AZOTÉE. 399
Ernberg (1) enfin, dans son magnifique travail, démontre qu’un régime hypoazoté contenant 40 grammes d’albumine
avec compensation d’hydrocarbure et graisse est indiqué
dans tous les cas de néphrites aiguës et de poussées aiguës, car elle permet le repos du rein et favorise l’élimination de l’azote retenue.
Concluons donc de tous ces travaux que, dans les cas de NÉPHRITE aigue, 40 A 50 GRAMMES d’aLBUMINE ET DANS LES NÉPHRITES CHRONIQUES, 60 A 70 GRAMMES d’aLBUMINE, SONT ABSO- LUMENT SUFFISANTS DANS LA RATION QUOTIDIENNE SI LA DIMINU- TION DÉ l’azote est INDIQUÉE.
Menus hypoazotés. — Examinons maintenant en particulier les aliments qui constituent les menus hypoazotés.
Les aliments lactés. — Nous ne reviendrons pas sur l’action du lait, dont nous avons déjà parlé.
Le lait et le lait caillé, et mieux encore le babeurre et le petit lait, qui sont des aliments hypoazotés, sont permis en quantités modérées dans les cas sérieux et en grande quantité dans les cas faibles d’insuffisance rénale.
Ils rendront des services précieux dans la rétention azotée, car, de toutes les albumines, la lacto-caséine et la lacto-albumine sont les mieux supportées.
Les fromages, par contre, qui contiennent des quantités considérables de sel et de caséine, sont défendus :
100 grammes de fromage contiennent 29&'’^49 de caséine.
100 grammes de fromage contiennent 2&r,82 de sel (Stryzowski).
Par contre, le fromage frais au naturel et au sucre n’en contient pas plus que le lait et peut être employé dans les mêmes conditions.
Les œufs. — Les œufs rentrent tout à fait dans le régime déchloruré.
(1) Ernberg, loc. cit., p. 69.
TRAITEMENT
Un œuf ordinaire pèse en moyenne 50 grammes :
Sel.
Un œuf de 50 {grammes contient 0,089 (Stryzowski).
' Le jaune contient 0,020
Le blanc contient 0,068
Tels sont les chiffres que le professeur Stryzowski, avec sa complaisance habituelle, a bien voulu fixer à ma demande.
La ration ordinaire dans le régime hypoazoté de la néphrite sera donc de quatre jaunes par jour contenant O^^OS de sel.
Les œufs ont été cependant longtemps proscrits du régime des albuminuriques, en raison de la célèbre observation de Claude Bernard, qui, après avoir absorbé deux œufs très peu cuits, constata une légère quantité d’albumine dans ses urines. La plupart des auteurs ont constaté le même fait: l’albumine de l’œuf non cuite donne facilement de l’albuminurie alimentaire. Ascoli (1) en a démontré la cause.
Par contre, les investigations les plus méthodiques ont montré aujourd’hui que les œufs cuits et non salés, pris en quantité modérée, non seulement n’engendrënt pas l’albuminurie chez l’homme sain, mais n’augmentent qu’exceptionnellement le taux de celle-ci chez le brightique. Telle est l’opinion de Dujardin-Beaumetz, de Potain, de Teissier et de la plupart des observateurs cités par Ernberg.
Mais les œufs seront donnés très frais, car, même dans cet état, ils augmentent considérablement les putréfactions azotées dans l’intestin.
Dans les cas d’insuffisance rénale secondaires à l'intestin, le blanc d’œuf sera évité ; il en sera de même dans les cas primaires, si à la rétention chlorurée s’ajoute la rétention azotée.
(1) Ascoli, Münch. med. Wochen., 1902, p. 10.
DIMINUER LA PUTRÉFACTION AZOTÉE
La viande. — La rétention urique est encore plus fréquente et plus intense que la rétention uréique dans les insuffisances rénales. ■ a.
Aussi toutes les viandes riches en nucléine, la substance mère de l’acide urique, seront-elles défendues aux néphritiques : , ' ' ^ ^ -
Le foie, les rognons, les ris de veau, les ,lripes, les cervelles, en un mot tous les intérieurs ne feront jamais partie du régime de l’insuffisance rénale, car ces aliments augmentent la rétention de l’acide urique.
De plus, ils exagèrent l’auto-intoxication digestive, car ce sont des glandes riches en produits excrémentitiels.
La rétention uréique dosée par hépreuve de l’azoturie, alimentaire, décidera la quantité de viande que l’on peut utiliser, ou si l’albumine indispensable doit être empruntée exclusivement au seul litre de lait et au gluten des céréales qui entrent dans le régime hypochloruré et bypoazoté sévère. ‘ • .
Si la rétention azotée n’existe pas, ou faiblement, le régime sera surtout hypochloruré et, dans ce cas, la viande peut y figurer avec avantage tous les jours et à tous les repas. . .
1 kilngramine de viande contient 0oi-,60 de sel.
100 grammes de rôti contiennent Oëi’,137 de sel.
100 grammes de jambon contiennent 8s‘’,7u de sel.
Le jambon, par contre, que beaucoup d’auteurs conseillent, sera absolument défendu.
Viandes rouges ou blanches. — De nombreuses controverses se sont élevées au sujet des diverses variétés de viandes. La plupart des auteurs recommandent uniquement les viandes blanches (volailles, veau, lapin) et interdisent les viandes rouges (mouton, bœuf, gibier).
Il va sans dire, pour nous tout au moins, que lé gibier,
CoMUE. — Auto-intoxication intestinale. 26
TRAITEMENT
les ragoûts, les sauces épicées, doivent être absolument défendus.
Par contre, nous ne faisons aucune distinction au point de vue de leur nocivité entre les différentes viandes.
Si, d’une part, on voulait s’en tenir aux matières extractives de la viande, le veau et le lapin, viandes blanches par excellence, contiennent plus de créatine que la viande de bœuf.
En second lieu, au point de vue chimique, les travaux de Rosenqvist ont démontré que les différences entre viandes rouges et blanches ne sont pas plus considérables que celles que l’on rencontre entre deux viandes blanches d’espèces différentes.
Au point de vue clinique enfin. Von Noorden a montré que la quantité d’albumine rendue parle brightique n’était pas plus considérable, que le malade prenne du poulet ou du bœuf.
Kaufmann et Mohr(l) étudièrent cette même question chez cinq néphrétiques qu’ils nourrirent, à côté d’une alimentation constante non azotée, tantôt avec des viandes blanches, tantôt avec de la viande rouge, et ils en tirèrent la conclusion que la nature de la viande n’avait aucune influence sur la marche de l’albuminurie.
Ces recherches, confirmées par Kouchnir, nous autorisent à conclure que, lorsque la viande est permise, il n’y a pas de distinction à faire entre les viandes blanches et rouges.
Le poisson. — Si l’on considère cet aliment uniquement au point de vue de sa teneur en sels et en albumine, le poisson serait tout indiqué dans les néphrites, car il e contient moins que la viande. Aussi le voyons-nous pour cette raison recommandé par Senator.
(1) Kaufmann et Mohr, Zeils. f. kl, Med., 1902.
DIMIi\UEF{ LA PUTRÉFACTION AZOTÉE.
Par contre, il est défendu par la majorité des auteurs à cause de sa toxicité. Celle-ci est le résultat de la formation rapide d’alcaloïdes (neuridine, guanine), provenant d’une altération exlrêmement rapide et facile de ces animaux et qui peut exister lors même que le poisson a conservé tous les caractères extérieurs de la fraîcheur.
Springer, étudiant la toxicité urinaire par la méthode de Bouchard, constatait que de toutes les viandes le poisson donnait le maximum de toxicité.
Pour toutes ces raisons, le poisson même frais ne sera donc pas autorisé; tel est l’avis de Potain, Teissier, Nollet, Dujardin-Beaumetz, etc.
Le jus de viande et le bouillon. — Ces aliments, qui contiennent par litre 8^'*,9 de sel, sont absolument contreindiqués dans tout le régime hypochloruré, et cela d’autant plus qu’ils sont très riches en substances extractives.
En résumé, le régime de l’insuffisance rénale sera iiypo-
CIILORURÉ ET ÜYPOAZOTÉ, MAIS DANS DES LIMITES VaRIABLES, SUI- VANT LES MALADES ET SUIVANT LE DEGRÉ ET l’aGE DE LA MALADIE, CE QUI SERA DÉTERMINÉ PAR LES ÉPREUVES DE LA CULORURIE ET DE l’aZOTURIE ALIMENTAIRES.
Le régime HYPOCHLORURÉ Sera composé d’aliments azotés et non azotés.
Le régime hypoazoté sera ou lacté pur, oulacto-végélarien, ou carno-végétarien, et se combinera aisément avec le régime hypochloruré.
Objections faites aux régimes végétariens et lacto-végétariens.
On a fait à ces régimes un certain nombre d’objections qu’il convient d’examiner avec soin.
TRAITEMENT
1° Ce régime est affaiblissant.
.1 priori^ il ne devrait pas en être ainsi.
Les céréales contiennent souvent une forte proportion de gluten ; certaines seinoides de froments russes, qui servent à la fabrication des pâtes alimentaires, en contiennent jusqu’à 19 p. 100.
Llles contiennent de la lécithine en proportion relativement considérable.
Enfin de l’amidon, qui est admirablement digéré, car, même avec une suralimentation farineuse, on n’en trouve guère plus de 10 p. 100 dans les selles (Hosenheim).
Voici, d’après kœnic., l’analyse des farines de céréales qui servent à faire les potages à feau ou au lait :
Substance
Hydrocar-
azotée.
Graisse.
bures.
Cellulose.
Sels.
p. lou.
p. lUU.
p. J OU.
p. tuo.
Froment
— russe
allemand..
. — hongrois...
— Iraneais . .
Orge
Avoine
Maïs
Riz
Seigle
IJ
IJ
Seh.
Acide
Fer.
]ihosphorique.
Clilor.
Giammes.
Froment
Orge
Avoine
Maïs
Riz
Seigle
DIMINUER LA PUTRÉFACTION AZOTÉE
Voici enfin la composition chimique des pâtes : '
]». lou.
Eau ■ . 13,00
Gluten . . 9,00
Graisse ..." ... 0,27
Sucre . . ' 1,50
Dextrine 1,00
llydrocarburi's . . ' 73,70
^ Sois; ■ 0,84 ,
Au POINT DE VUE CDiMiQUE, OD le voît, les céréales et les pâtes qui en découlent peuvent être regardées comme des aliments de valeur.
Enfin, et surtout, puisque les farineux empêchent la putréfaction des substances azotées, ils doivent économiser plus d’albumine utile, c’est-à-dire assimilable.
Au POINT DE VUE BIOLOGIQUE, on peut donc les considérer comme des aliments d’épargne, vis-à-vis des aliments azotés.
L’expérimentation vérifie- t-elle ces vues toutes théoriques ?
Pettenkofer et Voit avaient déjà démontré l’influence très favorable qu’exerce l’adjonction de sucre et de farineux à la nourriture azotée. ■ ‘ r „ .
Ce fait a été confirmé par lUibiier (1) et Munck (î2), dont voici les conclusions résumées :
1° Grâce à l’adjonction de farineux, il se produit une épargne azotée, une meilleure assimilation et fixation de l’albumine et une diminution de l’azoturie;
2“ Les farineux, atténuant la putréfaction azotée, diminuent les sulfoéthers urinaires et favorisent ^la digestion de l’albumine.
Krauss (3) donne à un chien, pendant six jours,
(1) Rübxe», Zeit. /■. Biol , XV. p. 140.
(2) Munck, Arc/i. Vivch., 101. * ■
(3) Khvuss, Zeil. f. p'ijjs. Ch., XVIII, p. 173.
TRAITEMENT
500 grammes de viande seule, et dans les six jours suivants 500 grammes de viande et 500 grammes de farineux.
Voici le bilan azoté de cet animal :
Azote
introduit
Première série : Viande seule 102,0
^ Deuxième série : Viande + farineua'. 160,2
On le voit, avec les farineux, la putréfaction étant moins considérable, la quantité d’albumine digérée par les enzymes augmente, et l’albumine fixée passe de 206^\9 à
Wicke et Weiske (1) confirment ces faits, grâce à de nombreuses expériences sur les brebis.
Kumajava(:2) a pris la précaution de faire les expériences sur lui-même.
Aliments introduits.
Azote fixé.
Gr.
Porte: 1,50 par jour.
Gain: 0,50 —
On le voit, grâce à une introduction suffisamment abondante de farineux, une quantité d’azote moindre donne une fixation azotée meilleure, tandis qu’une augmentation d’albumine dans la nourriture, sans augmentation parallèle de farineux, ne permet pas d’obtenir une augmentation équivalente de l’azote, tout le surplus étant putréfié et enlevé à la résorption.
Nous pouvons donc conclure : le régime lacto-farineux n’est pas DÉfilLITANT; IL PERMET DE DIMINUER LA RATION d’aLBU- MINE ingérée, sans POUR CELA DIMINUER LA QUANTITÉ D AZOTE ASSIMILÉE, QUI EST ENCORE TROIS FOIS PLUS CONSIDÉRABLE.
Hydrocar-
Albumine. bures.
Gr. Gr.
Première expérience.. 58 201
Deuxième expérience . 50 560
sorti. fixé.
(1) Wicke et Weiske, Zeit . f. phys. Ch., XXI, p. 42.
(2) Kumajava, Virch. Arch., CXVI, p. 370.
DIMINUER LA PUTRÉFACTION AZOTÉE
2° Ce régime trop sec est dangereux pour l’élimination urinaire.
Ce régime n’est sec qu’en apparence.
Les pâtes absorbent sept à huit fois leur poids d’eau; le pudding en contient 25 p. 100.
Le repas dit sec représente par conséquent enAÛron 300 à 400 grammes d’eau.
Si l’on ajoute à cela les repas liquides intercalés, on voit que ta quantité de liquide est plus que suffisante.
La meilleure preuve en est dans l’urine, qui augmente rapidement et qui jamais ne tombe au-dessous de 1100 à \ 200 grammes par vingt-quatre heures.
3° Ce régime peut conduire à la maladie de Barlow.
Celte objection est à mon sens beaucoup plus sérieuse.
Le régime lacto-farineux ne contient-il pas trop peu d’aliments frais et trop d’aliments secs de conserve et ne peut-il pas, par conséquent, provoquer chez le bébé le scorbut infantile, la maladie de Barlow, et, chez l’adulte, l’anémie, le purpura ou le scorbut?
Il est certain que le régime numéro I, qui contient uniquement des aliments de conserve (farines de céréales, farines lactées, etc., cuites à l’eau), pourrait mériter ce reproche s'il était trop longtemps continué.
Mais, dans mes cours, dans mes consultations, auprès de tous mes malades, j’insiste sur ce fait que ce régime est un régime médicamenteux et non alimentaire, qu’il joue dans l’entérite le rôle de la diète hydrique pour le catarrhe intestinal ; qu’il faut donc, aussitôt que possible, aussitôt qu’il a produit son effet, y ajouter le lait pasteurisé ou le lait cru, les pommes de terre, le jus de myrtilles, le jus de citron, aliments frais qui évitent tout danger.
TRAITEMENT
Le professeur Hutiiiel a, il y a quelque temps, parlé, à la Société de pédiatrie de Paris, d’un enfant qu’il a observé et qui était atteint de maladie de Barlow, et cela à la suite d’un traitement que je lui aurais prescrit.
Malheureusement, le professeur Hutinel, auquel j’ai immédiatement écrit et qui m’a très aimablement répondu, n’avait pas noté le nom de l’enfant, si bien qu’il m’a été impossible de me renseigner sur le régime suivi par le petit malade.
En tout cas, il sera prudent d’insister encore plus que par le passé sur la nécessité de ne conserver le régime farineux EXCLUSIF que le temps strictement nécessaire pour obtenir le résultat recherché. •
Dès le quinzième jour, on peut ajouter, meme chez les bébés, V à X gouttes de jus de citron.
Avec les régimes numéros II et III, qui sont les régimes habituels dans l’entérite, pareille conséquence me paraît absolument impossible, car ils contiennent des aliments frais en quantité suffisante : le lait, les pommes de terre, les myrtilles, la viande.
Aussi, depuis plus de quinze ans que je m’en sers, n’ai-je jamais observé un seul cas de maladie de Barlow avec ces différents régimes.
Sans doute, il en sera tout autrement si le malade, de son propre chef, en élimine, pour une raison ou pour une autre, les pommes de terre, les myrtilles et la viande, sans en avertir son médecin, comme deux de nos confrères l’ont observé l’année dernière.
U faut donc absolument insister sur la nécessité du régime intégral ;on ajoutera le jus de citron, si les aliments frais que je viens de citer étaient contre-indiqués.
Avec ces précautions, le régime lacto-farineüx ne présente