LE RÉGIME
Il est certain qu’une alimentation trop azotée, trop riche en viandes et en œufs, augmente d’une manière considérable l’intensité de la putréfaction. Cela est d’autant plus vrai si la viande, les poissons, les œufs ne sont pas frais, si le gibier est faisandé et le fromage trop fait.
Les sens de l’odorat et du goût nous préservent quelque peu de l’ingestion de ces aliments gâtés ou trop avancés.
Les vomissements et la diarrhée les éliminent au dehors, si nous nous en apercevons trop tard.
Mais cette protection est très incomplète.
La protection est déjà bien plus efficace si nous adoptons un régime mixte.
Ln effet, la diminution de la quantité de viande ingérée, la présence dans notre menu d’une forte proportion de lait, de fromage frais, de farineux, de pâtes alimentaires, diminueront considérablement les phénomènes de putréfaction produits par un régime trop azoté (1).
Il en est de même de la diminution des liquides ingérés aux repas, car le repas sec favorise la digestion et diminue d’autant les phénomènes de la putréfaction microbienne.