A. — LES SÉCRÉTIONS DE LA MUQUEUSE INTESTINALE
Dans la cavité du canal alimentaire fonctionne une première catégorie de défenses.
TRIPLE LIGNE DE DÉFENSE
Ce sont d’abord diverses substances qui se précipitent et cessent d’être absorbées ; d’autres se comportent en antagonistes de celles qui les entourent.
En outre, avec Lefèvre, Charrin a dégagé le rôle atténuateur des diastases. Aptes à adultérer les sécrétions des microbes, ces diastases se révèlent aussi propres à altérer ces microbes eux-mêmes, en tout cas à se fixer sur leur protoplasma.
Ces importantes constatations montrent combien, dans certains cas, les principes diastasiques peuvent rendre service et diminuer la putréfaction intestinale.
Enfin la concurrence vitale, le manque d’oxygène, etc., ont une action importante sur la vitalité des microbes intestinaux; certaines de leurs excrétions, comme le phénol, l’ammoniaque, les acides, etc., restreignent leur pullulation.
Toutes ces circonstances sont très favorables à la diminution de la putréfaction intestinale.
A la surface de la paroi intestinale fonctionne la deuxième catégorie de défenses; le mucus agit mécaniquement et chimiquement. Dans son épaisseur, les leucocytes exercent leur influence habituelle sur les éléments solubles ou figurés du contenu intestinal.
Toutefois, avec W. Japha, Charrin a remarqué que, chez les nourrisso?is, la leucocytose est plus prononcée au moment de la digestion, moment pourtant très favorable au passage de ces éléments solubles toxiques ou figurés dans les capillaires.
De plus, W. Delamare a enregistré, à cet âge, une insuffisance relative des mucines, des composés diastasiques et des fibres musculaires de l’iléon. Dès lors, on comprend pourquoi, au début de la vie, l’appareil de la digestion est prédisposé aux maladies.