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NEURASTHÉNIE

Nous ne voulons pas aborder ici la discussion, si vive à l’heure actuelle, de l’origine de la neurasthénie.

Nous admettons avec Dubois, — car nous en avons vu de nombreux cas, — qu’il existe des neurasthéniques chez lesquels on trouve tout le tableau classique de la neurasthénie, même avec des symptômes gastro-intestinaux prédominants au dire du malade et qui, à l’examen, montrent un système digestif normal.

Combe. — Auto-intoxication intestinale. 13

194 SYMPTOMATOLOGIb: DE L’AUTO-INTÜXICATION INTESTINALE.

Mais chez ces neurasthéniques-là on trouve une urine avec des coefficients d’auto-intoxication se mouvant dans les limites physiologiques.

Mais de là à prétendre que tous les neurasthéniques sont d’origine nerveuse, il y a loin.

Nous admettons, à côté de cette forme nerveuse de la neurasthénie, une autre forme beaucoup plus fréquente encore et qui est sans aucun doute d’origine toxique.

Oui n’a vu des hommes en état d’équilibre parfait de leur système nerveux devenir névrosés par une malaria chronique, par une tuberculose latente, par une longue suppuration ou par une néphrite chronique insidieuse, parH’inloxication alcoolique ou morphinique?

Et pourtant ces hommes présentaient si fidèlement le tableau de la neurasthénie classique dans l’évolution lente et progressive de leur état morbide que des spécialistes éminents en pathologie nerveuse s’y sont trompés lourdement.

Pourquoi donc, si l’intoxinalion dans les premiers cas, l'intoxicalion dans les derniers ont pu réaliser ce tableau, pourquoi donc le refuser aux poisons d’origine intestinale?

Ne voyons-nous pas actuellement une évolution se faire de ce côté, puisque Chryssovergis (l) vient de décrire, dans un article fort intéressant, la neurasthénie pr'énephrilique comme étant d’origine dyspeptique, d’accord sur ce point du reste avec de nombreux savants italiens.

En effet la céphalée, les vertiges, les troubles visuels, les bourdonnements d’oreilles, les douleurs lombaires, les secousses électriques, les crampes des mollets, la cryesthésie, les démangeaisons, les troubles vaso-moteurs, etc.,

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