‹ L'auto-intoxication intestinaleChapitre 98 sur 182 · COMME SYMPTÔMES PHYSIQUES · texte numérisé non relu

COMME SYMPTÔMES PHYSIQUES

La tristesse, la fatigue, l’irrésolution, l’abattement, les

(1) Chryssovergis, Sem. méd., 1904, p. 185.

phobies multiples et surtout la nosophobie, comme symptômes MORAUX ;

L’impossibilité de concentrer ses idées, la perte de la mémoire, etc., comme symptômes intellectuels ;

Tous ces symptômes, que Dieulafoy décrit comme petits accidents du brightisme sans néphrite, s’observent chez l’auto-intoxiqué dyspeptique, non à des intervalles plus ou moins éloignés, mais presque tous les jours et d’une façon constante, soit à l’état isolé, soit diversement combinés entre eux.

Bien plus, il est d’observation courante de voir ces symptômes de neurasthénie s’atténuer ou s’aggraver parallèlement aux modifications des troubles digestifs.

Sans doute ces malaises sont fugaces dans la majorité des cas. Mais ils peuvent persister plusieurs heures de suite, voire même des j ournées entières. Ils peuvent même se répéter pendant des jours et des semaines, tant que la perversion des fonctions digestives demeure à un degré suffisamment accentué.

Pourquoi certains auteurs attribueraient-ils ces symptômesde neurasthénie à une manifestation précoce de l’intoxication urémique non encore dosable, carie rein est absolument suffisant? Pourquoi d’autres les rattacheraient-ils à l’intoxication digestive, si les deux affections autotoxiques ne conduisaient pas au même résultat : l’état neurasthénique?

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