CHAPITRE Il
Etude clinique tirée des observations
Que pouvons-nous conclure de ces observations ?
Il y a lieu d'envisager séparément les résultats obtenus sur la douleur, sur la fièvre, sur l’évolution des lésions.
a) SUR LA DOULEUR, il est absolument hors de doute que l'autohémothérapie a agi avec une grande efficacité. Nous n'avons eu que 3 cas sur 24 observations (N° IV, X et XIV) où le malade n'ait pas vu s’améliorer les phénomènes subjectifs dont il souffrait. Dans tous les autres cas, le traitement a eu une excellente action sur l'élément douleur.
Un grand nembre de patients ont senti leurs douleurs s’atténuer dès la première injection et souvent même dans un laps de temps très court (3 heures environ dans l'observation XXI, 2 heures dans l’observation XXIII, une heure dans les observations XX et XII, enfin 10 minutes dans l'observation V).
D'autres fois, l'amélioration n’est survenue qu'après la deuxième ou la troisième injection.
Le plus habituellement, on constate dès la première injection un amendement de la douleur transitoire qui est renforcé par la deuxième injection et qui se transforme à la troisième séance en une suppression totale de l'élément douleur.
Nous avons pris pour principe de ne pas faire plus de quatre ou cinq piqûres d’autohémothérapie pour une épididymite sans rechute manifeste. Passé ce nombre d’injections, les résultats que l’on obtiendrait seraient trop sujets à caution : Cela représente en effet un traitement de dix jours environ, or l’évolution naturelle de la maladie, chez un sujet maintenu au repos au lit, permet très communément la disparition spontanée des phénomènes douloureux au bout d’un laps de temps de cette durée. Aussi nous risquerions d'enregistrer comme succès thérapeutique des résultats dus à la simple marche normale de l’affection.
Mais dans la grande majorité des cas, hâtons-nous de le dire, il nous a suffi de trois piqûres pour obtenir une sédation complète et définitive de la douleur des orchi-épididymites que nous avons traitées.
Lorsque le traitement est institué tardivement, au moment où le malade ne souffre plus que par intermittence, il retire un bénéfice moins évident des injections d’auto-sang ;; bénéfice d’ailleurs très délicat à évaluer. | |