CHAPITRE
ns
. Mécanisme d’action
Comment la réinjection d’une petite quantité de sang prélevée quelques secondes plus tôt au malade lui-même peut-elle influencer la marche d’une affection ? ee
Aïnsi que l’a écrit M. le Professeur Nicolas, on ne peut aborder le mécanisme d’action de l’autohémothérapie sans entrer dans le domaine des hypothèses.
Cette question est encore loin d’être résolue : il suffirait d’en donner pour preuve le nombre de théories qui cherchent à l'expliquer.
Tout d’abord, l’hypothèse d’une sorte de vaccination doit être écartée. Cette théorie formulée dans la thèse de M. Fauvet, élève de M. Ravaut, à propos de la furonculose, a été infirmée par les travaux du Service de Dermatologie de l’Antiquaille :
Une série d’expériences rapportées dans la thèse de M. Dumollard montrent que la furonculose guérit, au moins aussi rapidement, par l'injection de sang
d’un autre individu (indemne de furonculose) ou même par le sang d’un lapin ou d'un cobaye.
Ces expériences détruisent d’une façon décisive l'hypothèse de la vaccination.
Restait, après avoir montré « ce que l’autohémothérapie n'était pas, à chercher ce qu'elle était ».
M. Nicolas et ses élèves se basant sur l'apparition, dans certains cas, de manifestations cliniques appartenant à la maladie sérique : fièvre, arthralgie, purpura bénin, cherchèrent à retrouver chez leurs malades les signes du choc hémoclasique à la suite des injections d’auto-sang.
MM. Ruby et Dumollard, rapportant les travaux du Service de Clinique dermatologique, purent mettre en évidence les « tests » sanguins du choc, décrit par MM. Widal, Abrami et Brissaud, hypotension consécutive à l'injection, MERE diminution du temps de la coagulation.
Des résultats analogues communiqués par MM.
Moutier et Rachet ainsi que par MM. Momzial et Pauron, permirent de penser que l’autohémothérapie provoque un désordre humoral et qu’elle agit en définitive par le mécanisme du choc colloïdoclasique.
Les travaux plus récents, ceux de l'Italien G. Mariani, en particulier, confirment cette théorie, et tendent à faire assimiler le mode d'action de l’autohémothérapie à celui de la protéinothérapie, tel que l’a conçu Widal.
Il resterait à déterminer maintenant la cause de la production de ce choc humoral, sous l'influence de - Finjection roi