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Avait su condenser de charmes, en supplice Il Ta mis au calice D'un royal condamné.
Ombre fatale et lourde au pays qu'elle oppresse, Au ciel de la Patrie un échafaud se dresse, Le sang d'un Juste aussi sur nos fronts a coulé. Et planté dans son cœur par un arrêt sévère,
La France a son calvaire î
Et son Christ immolé I
O poètes, silence I oh 1 silence ! prophètes, j
Vous chantez les combats, vous pleurez les défaites, \
Vos cris sont impuissants et vos pleurs sont trop doux. .
Le chrétien, sans rien dire, adore sa Victime. \
Français, devant ton crime, ;
Pas un mot!.,, à genoux! j
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(L' (Heure du ^oi
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Chez Polignac, avec la Reine Le Roi vient causer et s'asseoir ; Mais la gaieté n*est souveraine Qu'après son départ chaque soir.
Or, souvent, comme il suit, crédule, L'aiguille en toute bonne foi, Des courtisans sur la pendule Ont avancé l'heure du Roi.
Alors Artois fait des folies Et Besenval des madrigaux, Toutes les femmes sont jolies.
Amants et princes sont égaux.
Chacun présente une cédule, La Reine y souscrit sans émoi...
Des courtisans sur la pendule Ont avancé l'heure du Roi.
L'Heure du Roi to$
Les imprudents ! tout vous invite A prolonger ces soirs trop courts.
On marche à l'abîme assez vite, Pourquoi brusquer ainsi les jours ?
Le chant que la Reine module Va s'éteindre en un cri d'effroi.
Des courtisans sur la pendule Ont avancé l'heure du Roi.
La fortune s'est envolée, Et les jours tristes sont venus ; La Nation en Assemblée Délibère dans les « Menus » ; Mirabeau, que la foule adule.
Résiste à Dreux-Brezé... Pourquoi ?
Des courtisans sur la pendule Ont avancé l'heure du Roi.
Et maintenant vers la frontière Brunswick masse ses bataillons, Et de la France tout entière Partent des héros en haillons.
Le flot des Emigrés recule ; Mais de Coblentz, en désarroi, Des courtisans, sur la bascule, Ont avancé l'heure du Roi.
(Le 'Peuple