‹ L'Automobile aux États-Unis et en AngleterreChapitre 17 sur 70 · Turner c. Hall, Cour suprême, New-Jersey · texte numérisé non relu

Turner c. Hall, Cour suprême, New-Jersey

Le plaignant, un garçon d'environ 12 ans,jouait sur la chaussée d'une rue, jetant une balle et courant pour la rattraper. L'automobile du défendeur conduite par lui-même arrivait dans la rue sans aucun signe ou son d'avertissement. Elle jeta à terre et blessa le garçon. Le défendeur déposa une motion pour demander le refus d'autorisation de poursuites s'appuyant sur le prétexte de négligence contributive

de la part du demandeur. Cette demande fut rejetée. Pour l'obtenir

77e est démontré qu'il y a eu négligence de la part du blessé.

Toute personne se trouvant dans une voiture doit exercer un soin convenable pour éviter tout accident, de même les piétons sur les routes.

Les actes faits au dernier moment pour éviter un danger ne peuvent pas être considérés comme constituant une négligence contributive, dans le cas où une autre ligne de conduite aurait pu ètre suivie, et qui aurait ainsi fait éviter l'accident (1).

La négligence du conducteur d’une voiture n’est pas imputable aux autres personnes occupant la voiture, personnes qui n’ont pas un contrôle direct de l'automobile. Malgré tout,les occupants doivent exercer toute l’attention voulue afin de se protéger contre, les accidents, et s’ils manquent à remplir ce devoir et qu’il en résulte pour eux un dommage, ils ne pourront exercer des poursuites.

L’acte ou l’oubli regardé comme faute de négli-

gence doit toujours être la cause immédiate du dom-

il aurait fallu que le défendeur prouve d’une façon claire que le plaignant fut négligent et que sa négligence contribua directement aux blessures pour lesquelles plainte est déposée,

Il a été jugé dans le même sens qu'un piéton atteint par une automobile n’était pas coupable de négligence parce qu’il était arrêté sur la chaussée conversant avec un tiers qui avail arrêté son attelage, pour converser avec lui.

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