DÉPENSES
Services £ 5.401.416
Dette 3.605.949
Subventions 638.327
Frais divers , 242.480
Pensions 64.095
Déficit des entreprises industrielles 57.911
Dépenses parlementaires et judiciaires 96.46a
Solde en caisse estimé l"" avril 1907 685.201
La dette du Conseil de Comté représente 35 ' „ de dépenses ajinuclles, sur les 3.605,949 £ de dépenses, 3.1S5.412 proviennent de la taxation, 420.000 £ du produit d^entreprises industrielles.
Si Ton compare les années 1890 et 1906, on voit la progression des chargea pour le contribuable ; il s'agit de pence perçus par livre de revenu annuel.
Taxe
Taxe générale
Tatc spéciale
d'iostruclion
Tulal
pence
|H?acc
pcncc
pcnco
Le coût de rinstruction prim.aire par télL' d'jnfant est de 4 £ 1 sh. à Londres, dans le reste de TAnglet^^ire £ 2. 15. h, à New-York £ 6. 6, aux Etats-Unis 3. 10, en Allemagne 2. 17, en France 2.9. Y compris la taxe pour Tinstruction publique, la taxation locale a augmenté de 68 0 0 à Londres. On peut présenter le calcul d'une façon différente et dire que, de 1890 à 1907, la taxation a progressé par 100 £ de valeur imposable (2-500 fr.) de £ 8.8 (222 fr. 50) à £ 15 (375 fr.) en 1907 ; la charge pour Tinstruction a plus que doublé.
La taxe générale produit £ 1.638.000 en 1890, 2.581.000 £ en-
(1) Instruction £ 4.396.39(3, égout principal 271.090, pompiers 254.045, parcs 131.625, aliénés indigents 100.575, ponts-tunnels 53.115, écoles professionnelles 33.165, etc. Quant à la dette, elle coûte 2 millions 226.314 en intérêts, 1.2-54.728 en amortissement, 124.907 en frais de gestion, timbre.
1907 (+57 0/0), la taxe spéciale 219.000 et 437.000 £ (+ 99 OyO). En 1890, cela faisait £ 453 par mille habitants, en 1907, £ 645. La progression de la taxe a dépassé celle de la population. L'aggravation de rimpôt a déterminé de grands employeurs de travail à transporter leurs ateliers dans des localités moins imposées. Le Great Eastern Kailway a organisé un service de renseignements pour ceux qui veulent émigrer avec leur industrie hors de la capitale.
De 1890 à 1907, la valeur imposable à Londres a progressé de 31.600.000 £ à 42.100.000 £ ; le produit d'un, penny par £ d'impôt a passé de 131.600 à 175.400 £. La matière impceable a augmenté de valeur, la taxation a marché encore plus vite (1). Il en a été de même de l'endettement oui a augmenté prodigieusement vite. Si l'on prélevait 100 £ pour les charges de la dette sur le produit de la taxation, il en faut 252 £ en 1907 (2).
Les dépenses ont augmenté de 2.281.000 en 1890, à 10.107.000 £ en 1907, (+343 "J. En 1907, les charges de la dette sont de 2.591.000, elles abî^orbent un bon quart du budget.
L'explditation des tramways n'a pas: été une bonoie affaire pour le Comté de Londres, les bénéfices ont été insignifiants, lorsqu'il n'y a pas eu de perte. Cependant comme par des jeux de comptabilité on faisait apparaître des bénéfices, le County Councif payait l'income-tax à l'Etat pooir donner plus de vraisemblance. La dépense sur les tramways rachetés a été de 6.700 £ en 1896, de 1.438.800 en 1907.
L'emprunt a été le grand instrument pour les dépenses du County Council. Le contrôle parlementaire est à peu près nul, au point de vue des autorisations que les autorités locales soillicitent de la Chambre des Communes et qu'on fait passer sous forme de « private hills ». Jusqu'en l^dl, la Trésorerie les examinait et les soumettait comme dos projets au gouvernement. Maintenant cela est modifié dans le sens d'une nouvelle surveillance.
Il a été constitué des fonds d'accumulation en vue du remboursement de la dette, à une date déterminée, au lieu de procéder
(1) En 1890, 570.000 maisons paient 1.857.000 £ ; en 1907, 628.000 maisons paient 3.018.000 £, la taxation par 100 maisons a progressé de ^26 £ à 480 £.
(2) Le fonds d'amortissement, accnimilé par le Conseil, en vue da remboursement, est prêté aux Conseils de bourg. Il devrait x avoir une accumulation de 21.366.000 £, dont la plus grande partie a été avancée.