‹ L'automobile est-elle une richesse?Chapitre 58 sur 87 · I.ES FINANCES DU CONSEIL DE COMTÉ DE LONDRES · texte numérisé non relu

I.ES FINANCES DU CONSEIL DE COMTÉ DE LONDRES

londonienne dépassera notablement la valeur imposable. Aetuellement, p^r tête d'habitant, le total de la dette est de 16 £, contre 7 £ 5 sh. en 1890 et 9 £ 18 sh. en 1900. Londres constitue certainement une unité financière extrêmement puissante, mais il est incontestable que si Ton continue dans la même voie, la charge deviendra écrasante et le crédit du Comité sera entamé.

Lee frais généraux d'administration ont progressé de 98.300 £ à 202.600 £ en 1904 ; il n'y entre ni les pensions (64.000 £), ni les dépenses judiciaires et parlementaires (96.000 £).

Un tableau, qui s'applique aux 27.306.000 £ dépensés en capital, de 1890 à 1905, montre que 21.333.000 £ (près de 80 0/0) ont constitué des dépenses non rémunératrices, telles que les améliorations de la voirie, les ponts, les tunnels, les égQ(uts, les asiles, les démolitions pour logements d'ouvriers, les pompiers, les écoles, et 6.073.000 £ (22 0/0) des dépenses rémunératrices comme les tramways, les habitations ouvrières, les mouches sur la Tamise. Les tramways ont absorbé près de 4 millions, les maisons ouvrières 2.025.000 £.

Il existe en Angleterre trois modes principaux d'amortissement pour les dettes locales : ou bien par des remboursements annuels égaux du capital, ce qui diminue progressivement la charge des intérêts, ou bien par des versements égaux et combinés de l'intérêt et du capital, enfin par la création d'un fonds d'amortissement, doté chaque année d'une somme égale, dont les intérêts composés s'accumulent de façon à former, à la fin de la période, un montant égal au total emprunté originairement. Or différentes méthodes ont été employées par le Conseil du Comté de Londres.

M. Schooling fait observer que la méthode employée par le Conseil du Comté de Londres est vicieuse. Il a prêté à des autorités locales subordonnées des sommes prises sur le fonds d'amortissement. Au lieu de réemployer les intérêts annuels et de les laisser s'accumuler, il inscrit les intérêts provenant des avances faites comme des ressources annuelles. Toute la partie des comptes du Conseil, relative à l'amortissement, semble plutôt obscure. On peut lui reprocher de ne pas constituer un fonds de dépréciation pour ses entreprises industrielles. La municipalité de Glasgow, par exemiple, inscrit annuellement à son budget une somme de 8 "/„ du capital engagé dans les entreprises des tramways électriques, de façon à pourvoir aux travaux de réfection. Ainsi, en 1905, Glasgow a dépensé en réparations 68.000 livres et mis de

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