‹ L'autonomie Financière des Services PublicsChapitre 10 sur 61 · D. DES · texte numérisé non relu

D. DES

santes : « Combien d’autres services voudraient les imiter qui réussiraient peut-être un jour tant est recherchée cette situation lucrative. Ports de commerce, canaux, hôpitaux, pénitenciers, maisons centrales, offices de publications, etc., tous les détenteurs, en un mot, de recettes directes ou indirectes s’arrangent pour conquérir l'application de leurs recettes propres à leurs propres dépenses, chacun d’eux ne songeant qu’à lui-même, croyant que l’horizon de son service borne le monde, sans paraître se douter du caractère très relatif de son importance. L’universalité seule remet à sa place ces ambitions contenues, l’universalité que les pouvoirs publics, malgré les concessions arrachées de temps à autre, maintiennent assez fermement dans ses lignes générales. S'ils cédaient à la poussée, en effet, le budget tout entier ne tarderait pas à se transformer en un agrégat de services spécialisés. Les P. T. T., les Tabacs, les Poudres, les Allumettes, les régies de toutes sortes deviendraient autant de personnalités indépendantes dont la comptabilité budgétaire n’enregistrerait plus que les soldes. On en reviendrait par une pente fatale aux exposés financiers de l’ancien régime (3). » |

(3) Stourm. Le Budget, page 158.

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