PRÉPARATION DU VOTE DU BUDGET
La préparation du budget est effectuée par les agents mêmes qui l’exécutent, en principe par le directeur, en tous
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cas par l’agent qui, préposé à la marche journalière de l'Office, est le plus en contact avec les nécessités quotidiennes. Le système est le même que pour l'Etat, mais comporte plus de précision, puisque grâce au peu d'importance du budget, l’agent qui l’exécute est rigoureusement le même que celui qui le prépare, alors que pour l'Etat il y a séparation entre le ministre et les fonctionnaires par une hiérarchie souvent assez considérable ; de plus, est également réduit ainsi le délai séparant la préparation de l’exécution.
La plupart des offices divisent leur budget en ordinaire et extraordinaire et établissent parmi leurs recettes et leurs dépenses cette même classification. La base de cette distinction est le caractère annuel et permanent des recettes et dépenses ordinaires, le caractère temporaire et accidentel des recettes et dépenses extraordinaires. La raison qui justifie habituellement pour l'Etat l'existence d’un budget extraordinaire est la nécessité de répartir les dépenses anormales sur un grand nombre d’années en y pourvoyant par un emprunt. Ici cette raison ne joue pas et ce classement répond seulement à un besoin de clarté et de bonne administration. En effet, la personnification d’un service a souvent pour but, nous l’avons montré, de lui permettre de recueillir des dons et legs. En fait, il y en a peu ; cela tient à un état de mœurs plus qu’à la législation, mais il suffit de cette possibilité pour qu’un poste spécial soit nécessaire, quitte à inscrire en regard la mention mémoire. De plus, ces legs, quand ils se produisent, représentent un capital important par rapport au budget de l’Office, alors que pour l'Etat c’est un chiffre infime. L'Office ne peut les inscrire dans les recettes ordinaires, sous peine de fausser gravement la sincérité des évaluations, d’où la nécessité du
budget extraordinaire où l’on inscrit les subventions acci-