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À la lumière de cette analyse, il est aisé de comprendre sur quels points et à l'abri de quels textes, la poussée autonomiste allait s'exercer. Les privilèges et immunités accordés aux unions par l’acte de 1906 leur devait permettre de dominer et de régir le marché du travail, sans crainte de représailles judiciaires, mais leur activité dans ce domaine échappe au cadre de cette étude, qui se limite aux rapports de souveraineté établis à l’intérieur des groupements corporatifs.
De ce point de vue, le seul qui nous préoccupe, le texte fondamental est la section quatre de l’Acte de 1871. En soustrayant les multiples accords qu’il mentionne à la connaissance des cours et tribunaux, cette section a effectivement (2) « fait de l’union dans ses rapports avec ses adhérents, un juge sans appel de sa propre cause, consolidant ainsi l’autorité du bureau sur les membres. » (50).
(29) Geldart, op. et loc. cit.
(30) Signalons, avant d'aborder les arrêts principaux, que l’exposé des faits de chaque espèce est en grande partie emprunté soit au sommaire précédant les cas rapportés, soit au report d’arrêt luimême. Ces sommaires ou exposés étant anonymes, nous n’avons pas guillemeté leur traduction qui, d’ailleurs s'éloigne, fréquemment, de la lettre du texte anglais,
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