‹ L'Autothérapie ascitiqueChapitre 21 sur 32 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — L'autothérapie ascitique, méthode inspirée de celle de Gilbert (de Genève) pour le traitement des épanchements séreux de la plèvre de nature tuberculeuse, s'en différencie par son application aux ascites de toutes natures, tuberculeuses, cirrhotiques, asystoliques, etc., liquides tant d’exsudation que de transsudation.

Elle peut se pratiquer soit par petites injections souscutanées du liquide pathologique, soit par injections massives intraveineuses. La première méthode est applicable à tous les cas, mais ne paraît avoir guère d'influence sur l'ascite par cirrhose de Laënnec typique; la seconde, qui peut réussir là où la première a échoué, est en tous cas formellement contre-indiquée dans l’ascite tuberculeuse.

L'association à la méthode du régime lacté ou déchloruré paraît une condition adjuvante, essentielle à son succès.

L’autothérapie ascitique n’a pas d'action curative sur la cause même des accidents, mais seulement une action modificatrice de certains symptômes : à savoir de provoquer la diurèse, comme résultat immédiat, et, comme résultats médiats, d'empêcher la formation de nouveau liquide ou d’entraîner la résorption de celui déjà produit,

ainsi que de relever l’état général.

SAC Ne

Réduite même à ces indications, son action est souvent en défaut, sans que l’on puisse d’ailleurs, dans l’état actuel de nos connaissances, prévoir, avant l’emploi de la méthode, quel en sera le résultat final.

II. — Les explications qui ont été données touchant le mécanisme de l’autothérapie nous paraissent toutes sujettes à objections : Les théories biologiques qui la subordonnent à la formation dans la circulation générale d’anticorps plus ou moins spécifiques, si elles pouvaient à la rigueur s'appliquer à une méthode strictement limitée aux épanchements de nature tuberculeuse, s’accordent mal avec la généralisation de cette méthode aux épanchements de toute nature. De son côté, la théorie mécanique, qui la réduit à amorcer une diurèse, laquelle entraîne secondairement, dans un but d'équilibre physiologique, une résorption de l’épanchement, n’explique ni sa supériorité d’action dans certains cas sur les diurétiques les plus divers, ni son succès parfois (rarement, il est vrai), sans provocation de diurèse.

A ces théories, purement hypothétiques d’ailleurs de laveu même de leurs auteurs, nos recherches nous ont incité à substituer, du moins pour les cas que nous avons personnellement étudiés, un mécanisme basé sur des modifications réciproques des tensions superficielles du

liquide ascitique et du sérum sanguin,

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