‹ L'Autothérapie ascitiqueChapitre 26 sur 32 · C. — CAS DE DIAGNOSTIC DOUTEUX · texte numérisé non relu

C. — CAS DE DIAGNOSTIC DOUTEUX

(Cirrhose alcoolo-tuberculeuse ou cirrhose des gros mangeurs).

LE Ccecu. Observation résumée par AUDIBERT dans le Journal médical français, n° 10, 15 novembre 1910, p.490.

Homme de 64 ans, célibataire, dont le père est mort pleurétique à 35 ans; perd un frère phtisique ; présente dans ses antécédents personnels deux fluxions de poitrine, une typhoïde, pas de syphilis. Gros mangeur, il accuse un alcool très moyen. Est atteint de syndrome ascitique hépatique depuis les premiers mois de 1908.

Nombreuses furent les ponctions : en 1908, de juillet à décembre, on fait huit ponctions de 102 litres.

En 1909, vingt ponctions de 256 litres. Dans les trois derniers mois de cette même année 1909, on pratiqua cinq ponctions qui donnèrent 56 litres.

(1) Nous n'avons pu nous procurer en temps utile les observations in extenso de Godleywwski. Mais l’auteur nous les a fort complaisamment résumées par lettre.

ANR

En 1910, la plasmothérapie fut commencée le 19 janvier. À ce moment on avait déjà retiré 20 litres en deux ponctions, ce qui, en ajoutant les trois derniers mois de 1909, faisait 76 litres en trois mois et demi.

De janvier à fin mars, il fut fait dix piqûres, en commençant par 3 centimètres cubes, puis 5, puis 10. Or, à fin mars, c’est-àdire en deux mois et demi depuis le début des piqûres, il fut fait seulement trois ponctions ayant rendu 22 litres.

10 juin 1910. — Statu quo maintenu pendant deux mois. Donc, après plasmothérapie, 22 litres sont retirés en cinq mois, du 19 janvier au 10 juin 1910, alors que, l’année précédente, 127 litres avaient été retirés en six mois.

Pendant cette période, les urines ont été abondantes, en raison iaverse de la quantité du liquide ascitique, l’épanchement diminuanb mesure que la diurèse se faisait mieux. Ellés sont plus abondantes depuis que les ponctions se sont espacées.

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