‹ L'Autothérapie ascitiqueChapitre 29 sur 32 · QUE · texte numérisé non relu

QUE

étalés, À la percussion, matité remontant à deux travers de doigt au-dessous de l’ombilic et occupant une partie des hypotondres A la palpation, sensation de flot très nette ; le liquide contenu dans la cavité péritonéale est libre et se déplace avec les mouvements de la malade,

L'examen du thorax révèle l’existence d’un épanchement pleural gauche, se traduisant par la matité, l’abolition des vibrations, l'obscurité respiratoire et un souffle lointain. À la base droite, matité et diminution de la respiration. Au sommet œauche, submatité avec sensation de résistance au doigt, exagération des vibrations, quelques craquements, surtout fréquents après la toux.

Le pouls est rapide : 110 à 120 pulsations. Cœur normal. Urines peu abondantes, très colorées, ne renfermant ni sucre, ni albumine. l ;

Diagnostic. — Péritonite tuberculeuse, pleurésie gauche, infiltration du sommet gauche.

Traitement. — Injections de cacodylate de soude pour relever

l'état général ; frictions avec : chloroforme, huile de jusquiame et baume tranquille pour calmer les douleurs abdominales.

La malade reçoit cinq piqûres de cacodylate. Ne pouvant, à cause de la fatigue, continuer à venir chaque jour à l'hôpital, on essaie, le 29 août, le traitement préconisé par Gilbert : ponction abdominale avec une longue aiguille en platine, qui permet de retirer 6 centimètres cubes de liquide ascitique ; injection de ce liquide sous la peau de l’abdomen.

L’autosérothérapie semble avoir provoqué une vive réaction locale et générale ; pendant six jours, la malade s'est trouvée plus fatiguée et a dû garder le lit ; en même temps, les douleurs abdominales ont augmenté, et la tuméfaction du ventre s’est accrue ; les urines sont restées rares et foncées ; pas de fièvre appréciable. |

Le 3 septembre, le ventre mesurait 90 centimètres (mensuration faite au niveau de l’ombili:).

Le lendemain est survenue une crise urinaire intense, et les urines on! atteint 3lit.1 2{elles n'étaient avant que de 500 grammes). Cette polyurie a persisté environ quinze jours. La dispa-

LU Te rition de l’ascite s’est faite lentement, progressivement el régulièrement, ainsi que le montre le tableau suivant dressé par la malade :

Grosseur du ventre le 3 septembre 0,90 cent.

— — 15 -- 0,75 — 2: A SIG = S. 0784 , — a 17 7. 0,74 = —+ — 18 = 0,73 Lies — * — du 18 au 29 — 0,18 EN — — . 23 =. 1 0,7% “0 24 A NA TER — ES à A 0:70, te ST ISERE MR Be ne LOAO DIN Et — du 26 sept. au 2 octobre 0,68 — — Le 3 0 0,674 Live Ut ne OO ee

— — : 2 novembre 0,66 —

A mesure que l’ascite dimiguait, l’état général s’améliorait. C’est ainsi que l’appétit a augmenté, que la toux a cessé, que les forces sont revenues ; les douleurs abdominales ont presque complètement disparu, et depuis le 25 septembre la malade peut s'occuper de son ménage.

Nous avons revu la malade le 8 novembre 1910. Son état. général s’est beaucoup amélioré; elle est moins pâle qu’en août dernier et moins amaigrie les douleurs n’ont pas complètement disparu, mais sont très atténuées. Le ventre est encore un peu gros, mais il n’est plus étalé et renferme une quantité insignifiante de liquide ; on ne peut pas obtenir la sensation de flot, mais par la percussion on délimite une petite zone. de matité qui occupe la portion la plus déclive de l'abdomen. Celui-ci n’est pas souple, quoique non douloureux, et il offre à la palpation une résistance assez grande, surtout marquée dans le flanc gauche. Cette résistance est due aux adhérences péritonéales, qui sont plus abondantes dans cette région. L’épanchement pleural gauche a disparu et il ne persiste à ce niveau que

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