ETC
1° L’autothérapie ascitique par injeclions massives intraveineuses a produit une action que n’avait pu produire l’autothérapie sous-cutanée à doses minimes, toutes conditions étant égales par ailleurs ;
2° Cette action s’est caractérisée essentiellement par un arrêt dans la formation du liquide ascitique et un relèvement manifeste de l’état général ;
3° L'association au traitement autothérapique du régime lacto-végétarien et déchloruré a été une condition nécessaire pour que cette action se produise ; l’action a cessé
avec l’abandon du régime.
Mais l’autothérapie ascitique par injections massives intraveineuses n’a pas toujours le même succès. L'’observation suivante en est la preuve, où cette méthode n’a pu enrayer la formation du liquide. (Il est vrai que la malade, moins docile que la précédente, ne s’est pas aussi exactement pliée au régime alimentaire utile et que, plusieurs fois, nous l’avons surprise y faisant en cachette des infidélités.) Malgré tout,mème dans ce cas, une série de constatations nous permettent d'affirmer que l’autothérapie n’a pas été sans action aucune.
Obs. — M M..., 54 ans, ménagère. Entrée à l’'Hôtel-Dieu, salle Sainte-Anne, le 14 décembre 1910. |
Histoire de la maladie. — 11 ÿ a deux ans, la malade a eu à plusieurs reprises des épistaxis et des otorragies. Ces accidents ne se sont pas reproduits depuis lors ; mais, à partir du mois de mars 1909, son ventre a commencé à grossir, en même temps que se manifestaient des troubles gastro-intestinaux (coliques, crises de diarrhée).
Antécédents. — Mari valide. Trois enfants également bien portants. Jamais de fausses couches.