‹ L'Autothérapie pleurale: Méthode de Gilbert (de Genève)Chapitre 16 sur 22 · CARRE. RE · texte numérisé non relu

CARRE. RE

Or, tous les malades que Gilbert a observés ont guéri complètement dans l’espace de quinze jours à trois semaines.

Trois fois, les patients n’ont fait que dix jours de maladie avec un épanchement qui au moment de l'injection remontait jusqu’à l’épine de l’omoplate.

Marcou publie 81 cas sur 82 avec disparition de l’exsudat. À propos de trois malades, pour lesquels il a pu s’assurer qu'ils n'avaient aucune tendance à résorber leur épanchement Enriquez écrit : « Dans nos trois observations nous avons noté une diminution rapide de l’épanchement à la suite des injections sous-cutanées de liquide pleural. Deux de nos malades sont actuellement complètement guéris,ainsi que nous avons pu nous en assurer par des ponctions exploratrices qui ont été blanches. Chez notre dernier malade (obs. III), qui présentait un gros épanchement qui pouvait être estimé à 3lit. 500 environ, le liquide s’est résorbé en grande partie et aujourd’hui l’auscultation permet de percevoir le murmure vésiculaire jusqu’à la base du thorax. »

Chez ces trois malades l’évolution de l’épanchement a été contrôlée à l’aide de la radioscopie.

On trouve dans nombre d’auteurs des faits analogues, nous en publions, nous-même, cinq observations.

5° L'état général. — Tous les malades de Marcou ont accusé un bien-être énorme dans les heures qui ont suivi la piqûre. « Surtout ceux qui souffraient de dyspnée suite d’un très gros épanche-

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ment, ou d’un point de côté violent, au point que certains malades demandent une nouvelle piqûre. » Cette phrase, d’un emballé de l’autothérapie nous laisse incrédule. Nous connaissons d’ailleurs l'effet d’une injection loco-dolenti, même d’eau distiliée, sur la disparition des phénomènes de pleurodynie.

L'amélioration de l’état général, signalée par tous les auteurs dans les cas positifs, nous paraît liée à l'abaissement de la température et de la résorption de l’exsudat. C’est à la même cause qu’il faut attribuer l’action favorable sur le cœur ei la respiration que Breton met à l’actif de l’autothérapie.

En résumé, à dater du moment des injections, on observe dans un fort grand nombre de cas, un abaissement de la température, avec polyurie et diminution de l’exsudat ; le soulagement, l'amélioration et

même la guérison suivent de pair.

R. Charpentier 3

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