OBSERVATION V
B... René, vingt ans, boucher.
Pas d’antécédents morbides.
En novembre 1915, fait une pleurésie gauche avec peti épanchement.
L'application d'un vésicatoire détermine une crise d’anurie qui dure trente-six heures. L'évolution traînante de la pleurésie laisse persister de nombreux frottements pleuraux. Tuberculose des sommets.
En août 1916, angine diphtérique guérie par des injections de sérum antidiphtérique.
29 avril 1919. — Le malade:contracte la rougeole, pendant son séjour à l'hôpital où il était soigné pour des brûlures accidentelles.
La rougeole: évolue sans complications, avec de fortes poussées de température atteignant le soir 4o degrés.
Au neuvième jour de la rougeole, :£ 7 mai 1917, au moment où la température n’est plus le soir que de 386, le malade se plaint d’un point douloureux violent du côté droit.
L'examen révèle la présence d’un épanchement abondant.
9 mai. — Ponction exploratrice et injection sous-cutanée de 2 centimètres cubes du liquide pleural. Aucune élévation thermique à la suite de cette injection (38°6).
12 mai. — La température s’élève à 39°5. Nous pratiquons une deuxième injection de 2 centimètres cubes de liquide pleural citrin.
13 mai. — Nous trouvons le malade dans un tel état de
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dyspnée que nous pratiquons d'urgence une ponction évacuatrice avec l’appareïl de Potain. Nous tombons sur une plèvre épaissie et cloisonnée. Il nous est impossible de retirer plus de 100 centimètres cubes d’un liquide citrin. Le soir de la ponction la température est à 4o°2.
14 mai. — Nous trouvons le malade plus calme, respirant mieux.
A partir a 15, latempérature décroît graduellement, avec néanmoins quelques poussées vespérales. L'état général reste très précaire, mais la dypsnée disparaît peu à peu.
29 mai. — L’épanchement a considérablement diminué, la température oscille entre 3705 et 38 degrés le soir, la dyspnée n'existe plus, L'état général est mauvais du fait de la tuberculose des sommets qui parait devoir évoiuer rapidement.
La courbe des urines a oscillé entre 300 centimètres cubes et 1 litre pendant la durée de la maladie.
Il y a lieu de noter que cette pleurésie est la seconde en
dix-huit mois.