‹ L'autre aventure du joyeux garçon;Chapitre 16 sur 43 · M. MORAND-FARGDEIL REGARDAIT A LA PORTIÈRE · texte numérisé non relu

M. MORAND-FARGDEIL REGARDAIT A LA PORTIÈRE

voir le petit, va tout seul. Je ne peux pas. Je crierais, je me trouverais mal. Je dois avoir une figure à faire peur. Il ne faut pas lui faire peur. On pourrait le tuer.

Ah ! qu’elle s’ignorait elle-même !

Elle craignait de faiblir, et déjà elle était

soutenue par cette vertu inconcevable et surhumaine qui fait, au chevet des blessés, les femmes plus fortes que les hommes. Jusqu’au seuil de la maison où elle se traîna, elle fut une misérable créature toute en pleurs, une pauvre chose. Les trois marches du perron,

L’Autre Aventure du Joyeux Garçon.

comment les put-elle monter? Il semblait qu’elle les montât sur ses genoux. Mais ses larmes séchèrent dès qu’elle se trouva devant la porte de la chambre. Elle s’était redressée, elle était plus grande, elle souriait comme doivent sourire celles qui apportent le salut. Et elle n’avait pas une figure à faire peur, puisque, en l’apercevant, Eric devint radieux, et ne

Eric Warden avait une figure si humaine, un langage si familier, qu’il suffisait de le voir et de l’entendre pour revenir au sentiment de l’humble réalité. Cette lumière surnaturelle, cette espèce

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