CLAIRE
Comme vous voila songeur, TOfT d'ux coup !
CLAIRE. — Justement... j'ai pensé... il faudrait peut-être que vous vinssiez moins fréquemment à la maison... que vous espaciez peu à peu vos visites... jusqu'à ne plus venir du tout... de façon que le monde puisse croire...
FREYDIÈRES. — A Une rupture?.,.
CLAIRE. — Oui. Je n'avais pas osé prononcer ce mot-là ; alors même que cetta rupture sera simulée, car je continuerai de vous voir autrement, n'est-ce pas?... Je vous verrai toujours.
FREYDIÈRES. — Saus doute, mais je vous en supplie, ne vous troublez pas à ce point... jB ferai ce que vous désirez... comme toujours, je vous obéirai.
CLAIRE. — Je m'exprime mal.
FREYT)iÈRES. — Je VOUS Comprends bien.
CLAIRE. — Je VOUS verrai demain à
l'heure habituelle, nous parleroais de tout cela; maie ne restons pas ainsi à l'écart et même séparons-nous. Ça vaudra mieux.
FREYDiÈRES. — D'ailleurs, je vous dis au revoir, je m'en vais.
CLAIRE. — Au revoir! Je voudrais que cette soirée fût finie! A demain!
FREYDIÈRES. — Oui.
Il sort.