‹ L'autre dangerChapitre 5 sur 88 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

FREYDIERES, CLAIRE, MADAME ERNSTEIN, DE MEILLAN

Ernstein et Etienne sont partis. Pendant la conversation qui précède, M°' Ernstein et de Meillan n'ont cessé de causer à voix basse, complètement isolés.

FREYDIERES, « Claire. — Vous savez qu'Ernstein considère déjà la chose comme faite.

CLAIRE. — Il va un peu vite.

FREYDIERES. — Il cst comuic ça en tout et, quand ses décisions sont mauvaises, il a du moins l'excuse de les avoir prises rapidement.

CLAIRE. — Ce n'est pas une excuse.

MADAME ERNSTEIN. — Que sont douc devenus ces messieurs?

FRErniÈREs. — C'est étonnant comme vous êtes à la conversation!

MADAME ERNSTEIN. — Vous disiez das choses qui n'avaient aucun intérêt.

FREYDIERES. — • Ces messieurs sont en train d'examiner les plans de la prochaine Exposition; votre mari veut entreprendre de grajids travaux.

M.VDAME ERNSTEIN. Ah! {V H sUenCl.)

Dites donc, Meillan, vous savez que vous n'êtes pas ici pour vou.s amuser. Nous avons à travailler.

FREYDIERES. — Qu'cst-cc que VOUS allez faire?

MADAME ERNSTEIN. — - Nous allous répéter les duovs que nous devons chanter vendredi au garden-party de la duchesse de Mortagne.

FREYDIERES. — Commc ça, après dîner, vous n'aurez pas de %'oix.

MADAME KRNSTEIN. — Il faut bien que nous lôpétions, nous n'avons plus beaucoup de icmps... mardi, mercredi, jeudi, vendredi, c'est dans quatre jours et Meillaii n't^st jamais libre dans la journée; on ne peut pas mettre la main dessus.

FREYDiÈRKS. — C'est à se demander 011 il passe ses après-midi. ^

MADAME ERNSTEiN. — Alors. je profite de ce

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