SCÈNE III
VERSANNES, VALENTINE, MARIE et PIERRE
marie. — Maman, maman, voilà M. le curé qui vient sur sa pétrolette... Nous l'avons aperçu sur la route, mais il est encore loin.
PIERRE, il court autour du salon en imitant le bruit de la pétrolette. — Teuf ! Teuf ! Teuf! Teuf! Teuf!
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L'Abbé Bloquin. — Ah !
j'en ai des misères...
VALENTiNE. — Vovoiiii, Pioiie, tait>-U>i... On ne s'entend pa.s ! Quellt^ heure esl-il donc ?
MARIE. — Petite mère chérie, il ost quatre heures.
v.viJiNriNE. — Vous allez goûter bien gentiment, et puis vous remonterez à quatre heures et demie dans la salle d'études pour prendre votre le^-on de catéchisme.
MAKIE ET l'IEKUE. Oui, OUi, Oui, uui.
Ils sortent en courant, Pierre faisant toujours « teuf ! teuf ! teuf ! teuf ! » Versannes et Valentine restent seuls.
VALENTiNic. — En effet, voic^ l'abbé Bloquin au bout de l'allée.
VERSANNES. — C'est ennuyeux... nous avons à peine eu le temps de parler... quand vous reverrai-je seule.
VALOiNTiNE. — Demain à quatre heures...
je monterai chez la mère Mousseron voir Céline, cette pauvre fille que mon mari a renvoyée... Vous pourrez vous trouver là aussi.
VERSANN'ES. — C'cst cutondu, à demain.
VALENTiNE. — Vous aurez réfléchi, n'est-ce
]iUS?
VBRSAN-NEs. — Je ferai oe que vous aurez décidé... Mais encore une fois, je suis tout entier à toi, tu le sais, et je t'aime trop pour ne pas te suivre si tu pars.
VALENTiNE. — Aime-moi assez pour m'ai- «îier tout de même si je reste...