SCENE III
VALENTINE, LAMBERT, AUBIERGE
VALENTJNE, au doctevr. -- Bonjour, docteur, vous aJlez bien ?
AUBIERGE. — Mais il paraît que c'est à vous, madame, qu'il faut demander ça.
LAMBERT. Pourquoi es-tu descendue,
puisque je t'avais fait dire par Amélie que le docteur allait monter te voir?
VALENTiNT., nettement. — Je suis descendue pour éviter au docteur la peine de monter et pour te dire aussi qu'il était inutile de déranger M. Aubierge. D'ailleurs, je l'ai vu hier auprès de Céline... si j'avais eu quelque chose à lui dire, je le lui aurais dit, et je n'ai rien à lui dire aujourd'hui de plus qu'hier.
LA.MBERT. — J'aurais désiré pourtant avoir son avis...
VALENTINE, soudaiii tri'S fébrile. — Mais je ne suis pas malade. Ah! je t'en prie, qu'on me laisse... qu'on me laisse!
LAMBERT, (lit doctexiv. — Vous voyez.
AUBIERGE. — Ecoutez! n'iusistcz pas, il est inutile de la contrarier. Eh bien! madame, en ce cas, je ne vais pas m'attarder ici, d'autant plus que j'ai encore toutes mes visites à faire. Allons, au revoir, madame.
LAMBERT, le rceouduinant . — Vraiment, doc;teur, je regrette de vous avoir dérangé.
AUBIERGE, déjà sin' la porte. — Mais pas du tout ; d'ailleurs quand vous aurez besoiu de moi, je suis toujours à votre disposition.
Ces derniers mots se disent au dehors.