SCENE Y
VALENTI^'E, LAMBERT, MARIE et PIERRE
LAMRERT, oiix cnfants. — Dites adieu à votre mère.
VALENiiNE, les embrossont en sanglotant.
— Adieu, mes j auvres petits, adieu, adieu !
MARIE. — Cîamme tu nous embra.sses fort, mère chérie... Tu vas donc bien loin?
VAU-îNTiNE. — Oui, mes chéris, je vais très loin... très loin.
PIERRE. — Alors, emmène-nou.s.
VALi^NTiNE. — Je ne le peux pas.
MARIE. — Quaiud reviendras-tu?
VALENTiNE. — Je lie sais pas... je ne .sais pas.
LAMBERT. — Alloiiis eii voilà assez... ces scènes-là émotionnent les enfants plus qu'il esrt: nécessaire... c'est très mauvais pour eux... il faut vous en aller...
VALENTiNE, maintenant accablée et sans force. — Je m'en vais, je m'en vais...
Elle se dirige vers Ta porte, les enfants Ta suivent en criant, mais Lambert se met entre eux et leur mère. Tous trois la regardent disparaître.