ACTE TROISIÈME
TIÉLÈXE.
Non, c'esi toi!
MARCUS
Alors, c'est nous deux. Tu peux te réjouir, c'est ce que tu demandes.
HÉLÈNE
Tiens, je crois que tu devions fou. Il ne me manquait plus que ce chagrin-là!
Elle veut sortir. M\RCUS, la retenant.
Et si je deviens fou, tu ne veux pas savoir pourquoi?
HÉLÈNE
Je pressens une cause... absurde... Ne me la dis pas. Voyons, reprends la raison. Jeanne me fait signe...
Elle sort.
SCËNE IV MARCUS, puis CÉSAIRE.
MARCUS
Va donc ! puisque le divin Maxwell est arrivé ! Je no peux pas me fâcher, exiger qu'on l'éloigné ; il a su se rendre si nécessaire ! C'est pour le coup que je passerais pour égoïste !... Allons, en roule, monsieur le gentilhomme décavé! Ne faiblissez plus dans les scènes d'adieux, partez sans rien dire ; mieux vaut souffrir que rougir ! (Allant vers le fond.) C'est égal, c'est dur'9'avoir à franchir celte porte pour la dernière fois !
CÉSAIRE, qui entre par le fond.
Bonjour, mon cher enfant; vous paraissez chagrin?
Chagrin, moi? jamais. Je vous fais mes adieux, Césaire, me voilà décidément emballé !
CÉSAIRE
Est-ce possible ?...
MARCUS
Gela est. Pardonnez-moi, mon cher Césaire, toute la peine que je vous ai donrtée autrefois ; j'ai mal profité de votre grande instruction et les pharaons de n'importe quelle dynastie m'ont laissé plus froid que la pierre de leurs pyramides ; mais, ce qui m'est resté dans la mémoire et dans le cœur, c'est votre patience... c'est votre bonté et votre amitié Allons, adieu !
CÉSAIRE, no pouvant retenir ses larmes.
Adieu!.... Comment! c'est donc vrai, tu t'en vas?... Vous vous en allez comme ça ? Oh ! mon cher enfant !
M ARC us.
Eh bien, quoi ? vous pleurez ! c'est ridicule, c'est abs...
(il se jette dans ses bras en sanglotant.) Ah! tenez, mon ami, c'est
affreux de quitter une maison où l'on a été si heureux !
CÉSAIRE
Et si aimé !
MARC us.
Parce que vous êtes tous aimants, icil Moi...
CÉSAIRE
Vous, vous êtes aimant aussi, puisque vous pleurez.
MARCUS
Bah! c'est par égoïsme...
CÉSAIRE
Vous n'êtes pas égoïste, puisque vous craignez de l'ôlre D'ailleurs, tous les enfants ont un peu de ça. c'est leur droit... On ne leur demande que d'être heureux.