ANTONIA, LIVIE
VIVIAN, embrassant Galilée.
Cher et vénéré maître !
GALILÉE
Ainsi , vaillant jeune homme , Pour me presser la main, vous venez jusqu'à Rome.
VIVIAN
Oui, certe, et non pas seul; nous sommes tous ici, Torricelli, Péri, Sagredo, Guiducci,
7i GALILÉE.
Nardi , nous tous enfin qui vous devons, ô maître, Lo bonheur de penser et l'orgueil de connaître.
GALILÉE
OÙ sont-ils?
^' I V I A X , étondaDt la main vers la fenêtre qui donne sur la rue.
Sous ces murs; — seul, j'ai pu pénétrer,
Montrant Niccolini.
Grâce à l'ambassadeur que je viens d'implorer.
MGCOr, IM.
Tenez votre promesse, en retour.
GALILEE, regardant la fenêtre.
Beau cortège Du captif, que n'ont pas les puissants sur leur siège! Qu'ils soient les bienvenus ! Sans doute ils viennent voir Si mon ferme 'maintien répond à leur espoir, Et si je sais parler d'une voix aussi fière Au pied de mon bûcher que du haut de ma chaire.
VIVIAN
Maître , si nous étions à Florence ; « C'est bien , Dirais-je, résistez et ne rétractez rien. »