SCÈNE V Les MÊMES, HÉLÈNE
HÉLÈNE, venant par la terrasse.
Quelle bonne surprise!... (eIIo tend les mains à Maxwell, qui les
lui baise avec émotion. ) Vous arrivcz justc pour mon anniversaire !
MAXWELL
Vous croyez que c'est par hasard ?
HÉLÈNE
Césaire, allez donc aider ma bonne maman à monter chez elle.
CËSAI RE , lui présentant un bouquet qu'elle ne songe pas à prendre.
Oui, Hélène... oui, ma. ..mad... ma chère Hélène.
Césaire sort après avoir mis son bouquet sur la clieminée.
Moi, en apprenant que vous étiez ici, je l'ai laissée au bras de Jeanne. J'étais pressée de vous voir, de vous voir seul.
MAXWELL
Je sais que sa santé vous inquiète.
HÉ LE. NE
Ce n'est pas qu'elle soit malade. C'est un déclin rapide comme si la vie était usée et s'en allait sans secousse; sa vue est bien plus affaiblie que l'année dernière. Par moments, elle entend, et puis, à la suite de syncopes qui nous effrayent, elle n'entend plus, ou ne parle plus, sa mémoire séleinl ou s'égare.
MAXWELL
Ce n'est pourtant pas précisément l'âge de ce déclin !
HÉLÈNE
Elle a tant souffert dans sa \ie !
MAXW'ELL.
Oui, dès sa jeunesse; tout le monde le sait, son mari...
HKLÈNE.
Et son tils, toujours absent, ne l'a pas consolée ! Enfin les années lui ont compté double.
MAX WELL
Mais vous avez tout remplacé, et, d'ailleurs, elle a une