‹ L'Autriche a voulu la grande guerreChapitre 37 sur 84 · INACTION Di; LA TRIPLE ENTENTE · texte numérisé non relu

INACTION Di; LA TRIPLE ENTENTE

Donc, point de négociations. Les chancelleries échangent des impressions, expriment des craintes et ne se risquent pas phis loin.

De son côté, le Gouvernement austro-hongrois, ainsi queje l'ai observé déjà, dédaigne d'entrer en conversation avec la Serbie. Il ne lui communique rien, ne lui demande rien, sauf, une fois, des renseignements [sur quelques jeunes gens qui sont de Bosnie allés terminer leurs études à Belgrade. Ces renseignements, on les lui donne aussitôt ('). Peut-être s'attcndait-il à un refus, dont il aurait pu faire grief. Dans tous les cas, il s'en tient là, et dans le Livre Rouge il ne dit mot de ce détail, qui le gênerait dans ses accusations.

« une action collective ou concertée des représentants de la Triple Entente», cela y ressemblait bien un peu, et cela pouvait n'être pas inefficace, surtout si l'Angleterre prenait un certain ton. Le malheur est que la dépêche qui donnait les instructions de M. Viviani porte la date du 2^ juillet, i heure du matin. Il y avait déjà sept heures que la Serbie avait reçu l'ultimatum de l'Autriche- Hongrie (Dépêche de M. Viviani à M. Bienvenu-Martin. Livre Vau^e, n" aa).

(') Livre Bleu serbe, n" 3o.

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