‹ L'Autriche a voulu la grande guerreChapitre 41 sur 84 · L IMPRESSION PRODUITE PAR LA NOTE · texte numérisé non relu

L IMPRESSION PRODUITE PAR LA NOTE

comme le parti socialiste allemand s'est rallié dans sa majorité à la politique des riolicnzoUcrn, — cette protestation vaut d'être retenue. « Le pas est fait, dit-il, et il n'est plus permis de s'illusionner sur les terribles conséquences qui en peuvent résulter. Samedi, à six heures, le Gouvernement serbe doit donner sa réponse, doit déclarer qu'il consent à tout ce qu'on exige de lui dans cette Note, dont on ne trouve aucun exemple dans l'histoire moderne. Et si la Serbie s'y refuse ? Et si elle répugne à prononcer et accomplir sa soumission? Alors le destin suit son cours et le conflit sanglant commence I Le jour où l'Autriche a posé cet ultimatum sera un jour qui laissera un souvenir douloureux aux hommes des pays autrichiens. De telles exigences n'ont encore jamais été formulées d'un Etat à un autre. Nous sommes convaincus qu'aucun habitant de cet empire n'eût été capable d'imaginer ce que le comte Berchlold trouve nécessaire et à propos d'imposer, dans cette Note, au pays autonome qu'est encore la Serbie. Et chacune de ces demandes est formulée avec une extrême dureté, est faite pour exciter au plus haut point l'amour-propre serbe; chacune de ces demandes est une négation de l'indépendance de la Serbie. Le Gouvernement serbe doit faire samedi prochain une déclaration solennelle par laquelle il se juge lui-même, par laquelle, pour ainsi dire, il se suicide ('). »

ment. « De quelque côté que l'on considère la situation, une guerre européenne est à la porte. Et pourquoi ? Parce que le Gouvernement autrichien, le parti de la guerre autrichien veulent se donner de l'air par un coup de force ». Vorwaeris, a5 juillet. (') Arbeiter Zeilung du 2f^ juillet.

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