LK PRETKNDU REVIUEMF.NT AUTRICHIEN DU 31 JUILLET
DANS un cliapitre de son redoutable parnplilet, chapitre écrit avant la publication du /.ivre Rouge nustro hongrois, l'auteur de J'accuse, se référant au Livre Jaune ^i au Livre Orange, dit à propos des événements du 31 juillet : u Le plus surprenant de tous fut dû à l'Autriche. Celle-ci .sans avoir égard aux mobilisations générales, à l'état de danger de guerre et aux ultimatums, déclara subitement, à Paris et à Pelersbourg, qu'elle était prête à discuter avec la Russie et les autres Puissances le contenu de 8a Note à la Serbie. A la dernière heure, l'Autriche se disait donc ; prête à faire ce à quoi, jusqu'à maintenant, elle s'était absolument refusée. A Paris, à Pctersbourg et à Londres, cet apparetit revirement de l'Autriche causa une heureuse surprise. Tous virent se lever une lueur d'espoir. Grey et Sazonof cherchèrent immédiatement à tirer profit delà bonne volonté apparente de l'Autriche, qui semblait promettre une issue favorable au conflit. Grey promit d'appuyer auprès des autres Puissances toute proposition de paix sérieuse de l'Allemagne ou de l'Autriche ; il s'engagea à ap puyer à Petersbourg une proposition qui satisfit à toutes les exi-
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goaces autrichicnnoi, sans excej)lion, pour autant qu'elles ne porteraient pas atteinte à la souveraineté et à lindépendance de la Serbie. Sazonof se déclarait prêt à discuter avec l'Autriche la substance de l'ultirnaluni autrichien, et — pour assurer le succès de la discussion — proposait que celle-ci eût lieu à Londres, avec la participation des Grandes Puissances. 11 ajoutait qu'il serait (I très important » que l'Autriche arr^t.At « provisoirement » ses opérations militaires en territoire serbe pendant les négociations. G était 11 une concession nouvelle faite a l'Autriche, les autres propositions exigeaient la cessation des opérations.
« Toutes ces propositions restèrent cependant et ne pouvaient que rester sans succès, parce que la bonne volonté de V Autriche li'éluil que feinte. . Son acquiescement qui, plus tùt, eut à coup sûr conduit à. une heureuse issue, était, au moment où il fut exprimé, sans aucun danger : iine solution pacifique iVétait plus à craindre. Le cabinet de Berlin, par son attitude, avait assuré la guerre. » J'accuse par un Allemand. Traduction Française pp. 108, 109, 110.
Après la publication du Livre Vouge austro-hongrois ^ l'auteur de J'accuse eût modifié cette page sur un point : l'acquiescement de l'Autriche, car cet acquiescement n'a jamais été donné.
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