‹ L'Autriche a voulu la grande guerreChapitre 7 sur 84 · PRÉFACE XV · texte numérisé non relu

PRÉFACE XV

d'être stimulées par la volonté populaire. La diplomatie tient à ses habitudes comme un croyant à ses rites. Elle n'est pas beaucoup plus libre d'esprit, ni plus hardie, ni plus curieuse, ni plus perspicace. Lorsque ministres et ambassadeurs auront solennellement siégé dans quelque congrès historique, ils seront fort enclins à se déclarer satisfaits s'ils ont assuré la sauvegarde des intérêts particuliers dont ils ont la charge. Que vaudrait pourtant un tel résultat ? Combien de Congrès historiques où chacun fut hanté de cette préoccupation n'aboutirent qu'à préparer des guerres nouvelles? Il faut que l'opinion publique manifeste une ambition plus haute et l'impose.

Page 1