‹ L'Autriche a voulu la grande guerreChapitre 76 sur 84 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

L'ANGLETi:URE AT-ELLE ÉTÉ LOYALE?

MAIS une question se pose ici à laquelle il faut répondre. L'Angleterre a-t-elle été loyale? C'est-à-dire a-t-elle sincèrement cherché et voulu la paix?N'a-t-ellepas jouéun double jeu? Alors qu'elle paraissait s'appliquer de toutes ses forces à trouver une solution pacifique, n'excitait-elle pas en dessous telle ou telle nation? Alors qu'elle feignait de se réserver, ne donnait-elle pas secrètement la promesse de son concours?

On l'a prétendu. M. de Bethmann-Hollweg l'a dit au Reichstag dans son discours du 24 décembre 1914. « La responsabilité extérieure incombe à ceux qui, en Russie, ont provoqué et efTectué la mobilisation générale, mais la responsabilité intérieure incombe au Gouvernement britannique. )•>

Elle lui incombe, d'après le Chancelier, pour deux raisons. La première est que le Cabinet de Londres aurait

l'angleteuui; a-x-ki.i.i: été loyale? 413

rendu la guerre impossible s'il avait déclaré eatégoritiuement à Pclersbourg qu'il n'était pas disposé à laisser prendre au conflit austro-serhe les proportions d'une guerre entre les Puissances continentales. Ce langage, ajoute-l-il, aurait également obligé la France à retenir énergiquemeni la Russie dans la voie des mesures militaires.

Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de discuter ici, de nouveau, cette première raison. Il n'est pas impossible qu'en effet si l'Angleterre s'était prononcée en faveur des Empires germaniques et avait menacé la Russie et la France de sejoindre à eux, il n'est pas impossible qu'elle eût déterminé la capitulation de la Russie. Toute la question est de savoir si l'esprit de justice, la morale, l'honneur, et même, et surtout si l'intérêt anglais permettaient au Foreign Office de i)rendre cette attitude et, perdant en une minute tout le bénéfice de sa j)oliti(jue séculaire, de consacrer dans l'Europe continentale l'hégémonie allemande. Sir Edward Grey ne l'a pas pensé. Ses adversaires euxmêmes, — il en avait de nombreux et d'influents en juillet 1914,— ne l'ont pas pensé davantage. Pas un Anglais ne l'a pensé.

Voici maintenant la seconde raison : « L'Angleterre connaissait les agissements belliqueux auprès du Tsar d'un groupe puissant, dont les membres étaient en partie irresponsables. Elle a vu les événements se préparer et elle n'a rien fait pour les arrêter.

a Malgré toutes ses assurances pacifiques, Londres a donné à comprendre à Pelersbourg que l'Angleterre sd

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plaçait aux côtés de la France et, par conséquent aussi, aux côtés de la Russie.

ft Les publications des dilîërenls Cabinets, et même le Livre Bleu, le prouvent d'une manière irréfutable. La Russie ne put plus être arrêtée ('). »

Une affirmation aussi étonnante avait besoin d'être soutenue. M. de Retlimann-Hollweg l'a senti et s'est empressé d'apporter ses preuves.

« Nous possédons là-dessus, continue-t-il, un témoignage sincère : le rapport du chargé d'affaires belge à Petersbourg. Il relaie que a à Petersbourg, on est fermement convaincu, on a même l'assurance (man liât sogar die Zusichening) que l'Angleterre soutiendra la France. Cet appui a un poids extraordinaire et n'a pas peu contribué à assurer le triomphe du parti de la guerre ».

C'est donc, en définitive, un rapport diplomatique belge qui accuse, qui convainc l'Angleterre de duplicité. On doit naturellement supposer qu'il s'agit là d'un document irréfutable, d'une importance capitale, d'une autorité sans contestation possible puisque la seule lecture de cette révélation suffit à modifier du tout au tout l'opinion de M. de Bethmann-Holhveg lui-même. Jusqu'alors, en effet, il avait cru à la bonne foi de la Grande-Bretagne. 11 lui avait rendu hommage dans son discours du 4 août au Reichstag Q) ; il lui avait rendu hommage dans son mé-

Cj Pour le texte et la discussion de ce discours voir Appendice n° 2.

(^) 0 Entre temps, l'Angleterre essaie d'intervenir entre Vienne et Saint-Pétersbourg, et nous lui prêtons notre appui. »

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inoire du Livre Blanc ('). Un cluingcinenl si J)rus(iue el si complet ne peut avoir que des motifs bien clairs et bien ceiiains.

Quel est donc ce rapport et que dit-il ? Et comment estil tombé dans les mains de M. de Belhmann-HoUweg ?

Voici les explications que donne, à cet égard, la Norddciitsche Allgemeine Zeitiing, dans son numéro du 12 sej)tembre 1914.

Le 31 juillet, une lettre lut jetée à la poste, à Berlin. Elle était adressée à M'"" Clostermans, 107, rue Froissoid, à Bruxelles. L'Empire ayant été, ce jour-là, déclaré en état de danger de guerre et l'expédition des lettres à lélranger étant interdite, celle-ci fut retournée à la direction des postes avec la mention : o Retenue à cause de l'état de guerre ". A l'expiration du délai prévu, elle fut officiellement ouverte pour connaître le nom de l'expéditeur. Sous l'enveloppe extérieure, on trouva une seconde enveloppe adressée à 4 Son Excellence, Monsieur Davignon ministre des Affaires Etrangères ». Comme le nom de l'expéditeur n'était pas non plus donné sur cette enveloppe, on l'ouvrit également, et on y trouva un rapport officiel du chargé d'affaires belge à Saint-Pétersbourg, M. B. de l'Escaille, exposant la situation politique au 30 juillet. Ce rapport, à cause de son importance politique, fut envoyé par la Di-

(') (( Epaule contre épaule avec l Angleterre, nous avons sans cesse travaillé à une action médiatrice et appuyé à Vienne toute proposition grâce à laquelle nous pouvions espérer la possibilité d'une solution amiable du conflit. »

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rection des Postes au minislère des AlTaires Etrangères.

Voilà l'origine du document. Le moins que l'on puisse dire est qu'elle est suspecte. On pourrait même être tenté de le rejeter sans examen s"il nï-lait, dans quelque mesure, authentifié par le silence du Gouvernement belge et par l'interdiction de le publier de la censure française.

Quoi qu'il en soit, en voici le texte (') :

« Saiiit-Pelersbourj;, 30 septembre 1J15.

« La situation politique.

(( A Son Excellence Monsieur Dav'ujnon, ministre des Affaires Etrangères.

a Monsieur, — Les journées d'hier et d'avant-hier se sont [)assées dans l'attente des événements (]ui doivent suivre la déclaration de guerre de l'Autriche-Hongrie à la Serbie. Les bruits les plus contradictoires ont circulé, sans qu'il soit possible de discerner ce (jui est nrai et ce qui est faux dans les intentions prêtées au (wuvcrnement impérial russe. Ce qui est indiscutable, c'est que l'Allemagne a travaillé ici comme h Vienne j)0ur trouver quelque moyen d'éviter un conflit général, mais qu'elle s'est heurtée, d'une part, à la ferme détermination du Cabinet de Vienne

(') L'original de ce rapport u'avaul pas été publié, on n'en connaît pas le texte français. La traduction que nous donnons ici est faite d'après la version anglaise.

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(le ne pas reculer dun pas. et, d'autre pari, à la méfiance de Saint-Pétersbourg au sujet de la déclaration de l'Autriche-Hongrie qu'elle veut seulement punir les Serbes et non leur enlever des territoires.

• M. Sazonof a déclaré qu'il était im[)0ssible à la Russie de ne pas se tenir prête et ne pas mobiliser, mais que ces préparatifs n'étaient pas dirigés contre l'Allemagne. Ce matin, une communication officielle aux journaux annonce que ' les réservistes, dans un certain nombre de gouvernements, ont été appelés sous les drapeaux ). Quiconque connaît la réserve habituelle des communications officielles russes peut, en toute tranquillité, affirmer que la mobilisation s'effectue partout.

« L'ambassadeur d'Allemagne a déclaré, ce matin, qu'il était au bout de ses efTorts en faveur d'une entente, efforts continués sans interruption depuis samedi, et qu'il ne lui restait plus guère d'espoir, A ce qu'on m'a dit, l'ambassadeur anglais a aussi exprimé la même opinion. L'Angleterre, à la dernière heure, a proposé l'arbitrage. M. Sazonof a répondu : « Nous l'avons nous-mêmes offert à l'Autriche- Hongrie, mais elle n'en a pas voulu ». A la proposition d'une Conférence, l'Allemagne a ré[)ondu en proj)osant une entente entre les Cabinets. On peut, en vérité, se demander si tout le monde ne désire pas la guerre et ne cherche pas à retarder un peu la déclaration de guerre pour gagner du temps.

« Tout d'abord l'Angleterre a donné à entendre qu'elle ne désirait pas être entraînée dans le conflit Sir George

Buchanan s'en est expliqué ouvertement. Aujourd'hui, à Saint-Pétersbourg, on est fermement convaincu, on a même l'assurance (man hat sogar die Zusicherung) que l'Angleterre soutiendra la France. Cet appui a un poids extraordinaire et n'a pas peu contribué à assurer le triomphe du parti de la guerre.

« Dans ces derniers jours, le Gouvernement russe a laissé libre cours aux manifestations en faveur des Serbes et contre les Autrichiens, et n'a fait aucune tentative pour les empêcher. Au Conseil des ministres qui s'est tenu hier matin se sont encore produites des divergences d'opinion. La publication de la mobilisation a été ajournée ; mais un changement a eu lieu depuis lors, le parti de la guerre a pris la haute main et la mobilisation a été publiée à quatre heures, ce matin.

« L'armée, qui se sent forte, est pleine d'enthousiasme et fonde de grandes espérances sur les extraordinaires progrès qui ont été réalisés depuis la guerre russo-japonaise. La flotte est encore si loin de l'achèvement des plans qui devaient la renouveler et la réorganiser qu'en réalité elle peut difficilement entrer en ligne de compte. C'est précisément la raison pour laquelle l'assurance de l'appui anglais a pris une si grande importance.

« Comme j'ai eu l'honneur de vous le télégraphier, tout espoir d'une solution pacifique semble perdu. C'est l'opinion des cercles diplomatiques.

« J'ai employé pour mon télégramme la voie de Stockholm et le cable du Nord, parce que c'est une voie plus sûre que

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l'aulrc. .ïe confie ce rapport à un messager privé qui le jellcra h la poste en Allemagne.

« B. DE l'Escaille ».

A parler franc, cette pièce, clans son ensemble, et sous la réserve de quehpies interpolations possibles, est vraisemblablement autlientique.Mais il faut un singulier génie pour lui trouver un caractère redoutable dans quelque sens que ce soit, et une singulière imprudence pour déclarer qu'elle est probante. « Sincère », soit. Probante, comment le serait-elle? M. de l'Escaille, à qui l'on ne fait pas injure en lui supposant un brin degermanopbilie, commence par avertir son ministre qu'il est impossible de distinguer le vrai du taux dans les bruits qui courent. Dès ce moment, nous savons comment nous devrons interpréter son rapport.|Nous savons que nous y trouverons les impressions de M. de l'Escaille, ses opinions, ses prévisions, et rien d'autre, car il n'est pas lui-même mêlé aux événements.

L'opinion de M. de l'Escaille est donc que l'Allemagne s'est efTorcée, à Petersbourg comme à Vienne, de maintenir la paix. C'est une opinion erronée. Ce n'est, à cette date, ni une opinion absurde, ni une opinion criminelle. Et il est très vrai que la détermination de l'Autriche de ne rien céder était un obstacle sérieux, que la méfiance — légitime — de la Russie à l'égard des promesses de l'Autriche, en était un autre. Quant à l'observation que le Gouvernement du Tsar est habituellement fort réservé dans ses communiqués officiels et à la déduction que l'appel de

quelques réservistes signilie peut-èlre l'appel de tous les réservistes, elle est dénuée de bienveillance, elle est injuste, mais ne manque pas de bon sens. Elle n'en manquerait pas encore si on la généralisait.

Les propos prêtés au comte de Pourtalès et à Sir George Buchanan peuvent être parfaitement authentiques. Ils sont, dans tous les cas, très probables, et nul n'en saurait tirer argument en faveur d'une thèse ou de l'autre. Si, en eflet, l'on admet que l'ambassadeur d'Allemagne accuse, dans sa pensée, la mauvaise volonté russe, c'est évidemment la mauvaise volonté austro-allemande qui est accusée par l'ambassadeur d'Angleterre.

La suite est moins explicable et suffirait à démontrer avec quelle prudence les renseignements de M. del'Escaille doivent être accueillis. Sir Edward Grey n'a jamais, en effet, proposé un « arbitrage ». Il a même protesté contre cette idée. Il a proposé une médiation, ce qui est fort différent, et non pas « à la dernière heure », mais à la première. Un diplomate qui ne fait pas cette distinction ou qui ne sait pas cela vaut-il la peine d'être écoulé?

De même, M. Sazonof n'a pas répondu, n'a pas pu répondre que la Russie avait déjcà offert de soumettre le conflit à un arbitrage et que l'Autriche s'y était refusée. D'abord parce qu'il n'a pas un seul instant été question d'arbitrage ; ensuite, si arbitrage est mis pour médiation, parce que c'est l'Angleterre, et non la Russie, qui a fait les propositions de médiation.

L'observation que l'on peut se demander si tout le monde ne désire pas la guerre est d'un homme mal informé. Il y

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en avait bien d'autres. A cette même date, en France, de grands journaux d'injormation affirmaient avec assurance que l'Allemagne voulait la paix.

Voici enfin le passage principal du rapport, celui que M. de Bethmann-Holhveg a souligné au Reichslag. L'Angleterre a évolué. Tout d'abord elle ne voulait pas être entraînée dans le conflit, maintenant on est sûr qu'elle soutiendra la France.

Il est possible, comme on l'a suggéré, que cette phrase soit une interpolation. 11 est possible aussi que M. de l'Escaille l'ait écrite, et même en toute bonne foi. Après tout, le diplomate belge, — il nous en a avertis, — rapporte des bruits. Ce bruit court avec bien d'autres. Il le croit sérieux et le saisit au vol. De plus grandes imprudences ont été commises. Remarquons-le : il ne dit point que l'Angleterre a donné l'assurance qu'elle soutiendra la France. Il dit qu'on a cette assurance. On. Qui? L'opinion publique. Ce nest point invraisemblable. En fait, l'appui de l'Angleterre avait été demandé avec insistance par la France et par la Russie dès le 24 juillet. Si on le demandait, c'est qu'on espérait l'obtenir; et, d'autre part, l'intérêt de l'Angleterre à nous aider dans notre juste querelle était si évident que l'opinion publique devait croire, à cause même de la gravité de la crise en ce moment, que cet appui était accordé. Seul le Cabinet savait qu'il ne l'était pas ; mais le Cabinet ne faisait pas de confidences à M.del'Escaille. Pas une seule fois, dans son rapport, celui-ci ne cite un propos à lui tenu par quelqu'un des rares personnages en situation d'être informés. Il s'empare des on-dit et procède à un

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triage, d'après son propre jugement. C'est peut-être une légèreté ; ce n'est pas une perfidie. Mais surtout ce n'est pas un témoignage probant. Ce n'est même pas un témoignage du tout. M. de l'Escaille n'a rien vu, ni rien entendu. Aucun des acteurs qui étaienlsur la scène et jouaient un rôle dans ce prologue de l'immense tragédie ne lui a rien dit. Il en a été réduit à regarder dans la rue. 11 a fait des suppositions ; il les communique. Ce n'est pas sa faute si M. de Bethmann Holhveg, à bout d'inventions et écrasé par ses responsabilités, s'efforce, six mois plus tard, de le transformer en accusateur.

Sur un seul point, l'infortuné diplomate belge est précis et donne une information où il engage réellement sa responsabilité. Il annonce que la mobilisation a été publiée à quatre heures, «ce matin». Quelle mobilisation? Quel matin? Sa lettre est datée du 30 juillet. La mobilisation partielle de l'armée russe a été publiée le 29. La mobilisation générale a été publiée le 31. Soit par suite de négligence, soit par suite d'erreur, le seul renseignement ferme qu'il apporte est donc controuvé.

J'en aurai terminé quand j'aurai fait observer que l'opinion de M. de l'Escaille sur la flotte russe est un puissant argument en faveur du Cabinet de Saint-Pétersbourg. Ne serait-il pas inexplicable, en effet, qu'avec une flotte dont on n'a même pas à tenir compte il ait cherché querelle à une grande Puissance maritime, comme l'Allemagne, et cela sans être aucunement assuré du concours anglais puisque, selon le rapport même, le Foreign Office avait commencé par déclarer qu'il ne voulait pas être entraîné dans la guerre?

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En définitive, on le voit, ce document, caché avec tant de mystère en Fiance, exploité avec tant d'audace en Allemagne, ne peut, honnêtement lu, servir d'argument pour l'une ou l'autre des thèses en présence. Mais une analyse sévère le montrerait plutôt favorahle aux accusations de la Triple Entente qu'à la pitoyable défense du chancelier allemand.

CHAPITHE IX

L'ATTITUni': DE LA FRANCE

Î"^N France on n'est pas moins pacifique qu'en Angleterre. J Dès qu'elle lui est communiquée, le26 juillet, M. Bienvenu-Martin approuve la proposition de médiation de Sir Edward Grey ;').

Quelques heures plus tard, informé par M. Paléologue que M. Sazonof conseille à la Serbie de solliciter la médiation du Gouvernement britannicjue, il exprime l'espoir que le Gouvernement britannique acceptera (^). A M. de Schœn, il recommande la médiation à Vienne et à Petersbourg des quatre Puissances (^). Le 27 juillet, dans une dépêche qui est un modèle de clarté et de clairvoyance, il précise la situation. L'Allemagne, le 24, s'est efforcée d'intimider la France. Maintenant elle affecte des intentions pacifi(iues qui ne se traduisent jamais par aucun acte. L'Autriche refuse d'accepter la soumission de la

(') Livre Jaune, n" 5o.

(-) Livre Jaune, n° 83.

(^) Lire Jaune, n° 56.

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