‹ L'Autriche en ItalieChapitre 5 sur 15 · PREMIÈRE PROCLAMATION. DEUXIÈME PROCLAMATION · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PROCLAMATION. DEUXIÈME PROCLAMATION

Maintenant que, à la tête de mon armée victorieuse, j'ai replacé sous le sceptre autrichien, ces provinces Lombarénitiennes,etc.,je regarde comme un de mes principaux de\oirs de mettre principalement mes soins à procurer à l'Ili at une complète indemnité des dépenses matérielles que lui ont occasionnées l'armement des troupes et cette expédition militaire, et subvenir à un dédommagement intégral des pertes considérables tant publiques que privées.

Il est conforme au principe du droit naturel et de l'équité, que l'indemnité soit payée par ceux qui ont causé le dommage, et, comme tels, devront être reconnus tous ceux qui se

Depuis que, par la valeur de mes troupesj'ai rendu ces provinces du royaume Lombard - Vénitien à leur légitime souverain, mon principal soin a été de rétablir l'ordre, de manière que la sécurité des personnes et de s propriétés fît renaître la confiance publique, que le commerce reprît son activité et que les familles pussent jouir de cette tranquillité qu'a toujours maintenue et assurée pendant une si longue serie d'années, le gouvernement de Sa Majesté, notre Empereur et Roi.

C'est également mon devoir d'obtenir un dédommagement pour les pertes considérables, publiques et particulières, occasionnées par la révolution et par la guerre dont les actifs

sont mis à la tèto de la révolution, qui se sont particulièrement signalés par d'indignes persécutions exercées contre les sujets restés fidèles à leur légitime gouvernement ou qui, enfin, ont, par leurs discours ou par leurs actes, entraîné les autres.

Au contraire, les sentiments de l'équité veulent que l'innocent ne souffre pas conjointement avec le coupable, que le suborné subisse un traitement plus doux que le suborneur et que particulièrement l'honnête négociant, le paisible artisan, le paysan et le journalier qui, en général , n'ont pas participé , par une volonté spontanée aux troubles politiques, mais ont aveuglément cédé à la force des circonstances, doivent être traités avec tous les égards possibles.

D'après ces considérations, j'ai résolu de mettre à contribution d'abord et spécialement ceux auxquels doivent être attribués les vicissitudes révolutionnaires et les sacrifices financiers considérables que le gouvernement Autrichien a dû supporter.

En conséquence, j'ai déterminé et arrêté :

I. — Chacun des imposés devra payer et verser dans la caisse de la guerre, dans le délai de six semaines, la somme qui sera attribuée à sa charge et lui sera notifiée.

II. — Le paiement devra s'effectuer dans le délai de six semaines à courir du jour de la communication du dit avis, laquelle sera légalement faite au

promoteurs de cette révolution ont été la cause , non moins que ceux qui ont contribué effectivement par leurs actes ou leur argent, d'autant plus que beaucoup d'entre eux ne se souciant pas du pardon que Sa Majesté, dans son inépuisable clémence, a daigné accorder à ses sujets rebelles, persistent à rester à l'étranger, employai»

le revenu de leurs propriétés en ce pays-ci, à continuer leurs menées révolutionnaires, et jetant les classes des ouvriers et journaliers de ces provinces dans la souffrance et dans une misère à laquelle je dois aussi prendre soin de subvenir.

Ayant considéré que les sentiments d'humanité du droit et de l'équité veulent que l'innocent ne souffre pas conjointement avec le coupable, que le suborné subisse un traite tuent plus doux que le suborneur et que, particulièrement l'honnête négociant, le paisible artisan, le paysan et le journalier qui, en général, n'ont pas participé, par une impulsion spontanée aux troubles politiques, mais oui aveuglément cédé à la force des circonstances, doivent être traités avec tous les égard- Bibles, fai usuili de soumettre à des contributions extraordinaires:

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