‹ L'Avancement dans les fonctions publiques: Son organisation -- ses garanties; Contribution à l'étude du statut des fonctionnairesChapitre 128 sur 390 · La Révolution et le libéralisme, p · texte numérisé non relu

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baissé ». M. Faguet renchérit : « La compétence est pourchassée de partout. De même que le peuple Pa éliminée de son choix quand il nommait ses représentants, de même la représentation nationale l’élimine avec patience et avec suite de toutes les fonctions du corps social, quelles qu’elles soient» (1). Je crois que MM. Faguet et Leroy-Beaulieu n'ont pas tort en ce qui concerne la fonction politique la compétence n’en est pas, en démocratie, le trait distinctif; mais, en ce qui concerne la fonction administrative, Je crois qu'ils ont tort en partie, car les emplois soustrails à la politique (professeurs, ingénieurs, etc...) sont tenus de nos jours d’une façon plus brillante que jamais. Ce qu'il faut donc dire, c'est que l’incompétence se glisse, persiste ou s'aggrave, là où c’est la politique qui règne; et, dès lors, ce qu'il faut souhaiter, c’est non la disparition du régime démocratique, mais bien la généralisation, dans ce régime, du seul système qui y réussisse, du seul qui soit démocratique, le système des nominations ou avancements dictés par des considérations exclusivement professionnelles.

Intérêts matériels mis de côté: à une époque où il est fréquent d'entendre déplorer: l'abaissement des caractères où gémir sur l'absence d'idéal moral, à l'heure où d’aucuns redoutent l'avenir d’une génération qui paraît glisser vers les fonds les plus bas de l’égoïsme sans scrupules, les gouvernants ne devraient-ils pas prendre à cœur d'éviter, jusque dans les moindres de leurs actes, tout ce qui serait de nature à exercer, sur les mœurs des peuples, une action dissolvante ? Or, les abus que permet l'intervention de la politique dans la collation des fonctions publiques, les encouragements et les découragements que ces abus provoquent,

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