‹ L'Avancement dans les fonctions publiques: Son organisation -- ses garanties; Contribution à l'étude du statut des fonctionnairesChapitre 189 sur 390 · Etades administratives, p · texte numérisé non relu

Etades administratives, p

pait absolument : qu'il y ait, entre un fonctionnaire de la classe de début et un fonctionnaire de la classe du sommet, une différence morale, la différence qui, sépare l’inexpérience de l'expérience, la jeunesse de la maturité, je ne le conteste pas; mais qu’il y ait hiérarchie, c'est-à-dire subordination légale de l’un à l'autre, cela me paraît insoutenable. Légalement, tous deux sont collègues; administrativement, il n’y a, entre eux, qu'une différence de solde.

Les idées sont si peu nettes, à cet égard, que l’on voit des documents officiels traiter le simple avancement de classe dans un même grade comme s’il modifiait quelque chose au grade du fonctionnaire. On dira, par exemple, qu’un administrateur colonial de deuxième classe est promu «au grade d'administrateur de première classe » (1), comme s'il y avait deux grades distincts dans les situations d'administrateur de deuxième classe et d'administrateur de première classe, alors que la seule manière correcte de s'exprimer serait de dire qu'un administrateur de deuxième classe est élevé à la première classe de son grade (2). Dans les services un tant soit peu militarisés, cette terminologie s'explique encore, parce que l'avancement de classe entraîne une adjonction de galon, et que l’idée de galon et celle de grade s’attirent naturellement l’une l’autre; mais, chez les percepteurs, la confusion n'a pas d’excuse. Il est certain que, dans l’armée, la notion de grade empiète beaucoup sur celle de classe : le sous-lieutenant qui devient lieutenant, l'officier d'administration qui avance d'un degré, avancent en grade au sens militaire des mots, alors qu'au sens juridique ils ne

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