Arrêté ministériel du 24 octobre 1910, art
3. Arrêtés ministériels des 10 novembre 1906, 17 août 1907, 12 novembre 1909.
- 4. Décrets des 30 mai 1895 et 11 mars 1901,
tié (1). I serait inutile d'allonger la liste : ces quelques exemples nous mettent suffisamment en possession de l'idée.
Les fonctionnaires intéressés travaillent très activement à étendre ces dispositions, qui limitent, autour d'eux, la concurrence. Les commis des ponts et chaussées, par exemple, qui bénéficient déjà, pour le concours d'admission au grade de conducteur, d’un recul de limite d'âge et d’ane majoration de points, réclament, les uns une réserve d’un certain nombre de vacances à leur profit, les autres la gradualité obligatoire du commis au conducteur c’est-à-dire l'admission des seuls commis au concours de conducteur. M. Gérard-Varet, député, a développé des idées tendant à assurer une certaine pénétration du personnel de l'enseignement primaire à l’enseignement secondaire, des idées supposant, par conséquent, des mesures de favorisaon pour le personnel de l’enseignement primaire car, actuellement, aucun obstacle légal ne s'oppose à ce qu’un instituteur ambitionne le professorat de l’enseignement secondaire ou même de l’enseignement supérieur (2). Parlant en thèse générale, M. Carpot a déclaré que la tendance actuelle, en France, était de faciliter à tous les fonctionnaires, si modestes soient-ils, laccès aux grades supérieurs, et que cette tendance était « digne, d'ailleurs, d'une vraie démocratie » (3).
Il faut y prendre garde. On nuit aux idées les meilleures en les poussant à l'excès. En les déformant, on les caricature, on les enlaidit. Si M. Faguet dit vrai, lorsqu'il proclame que «le principe des démocraties, pour ce qui est de leur gouvernement intérieur, c’est le culte de l’incompétence » (4), alors oui, les fonctionnaires ont raison de ne