J. Off. du 14, p. 4232 et suiv
seulement à raison de certaines des dispositions qu'il contient et que nous examinerons, mais encore à raison de son ampleur et de son caractère ; c'est un véritable code, j'allais dire une véritable charte, en 85 articles, réunissant toutes les règles en vigueur sur le recrutement, les traitements, l'avancement (1), la discipline et les obligations professionnelles du personnel qu'il régit. Il convient de noter également, parmi les plus récents, le statut du personnel des services extérieurs des postes, télégraphes et téléphones (2), — du personnel des régies financières (3), — du personnel des comptables directs du Trésor (4). Tous ces textes constituent, sur la matière de l’avancement, comme autant de statuts fragmentaires, cellulaires, très imparfaits sans doute, mais qui placent néanmoins la plupart des fonctionnaires contemporains dans une situation que n'ont point connue leurs devanciers. Et l’évolution n'est pas finie : en réalité, elle ne fait que commencer,
$ 2. — Vues particulières sur l’histoire de quelques principes établis et de certaines tendances jusqu’à présent stériles.
Ce qui est réalisé ne l’a pas été sans peine. Pour nous en rendre compte, jetons un regard rapide sur l’histoire des faits acquis et des tentatives avortées.
Afin de nous borner, nous dirigerons ce regard sur trois points seulement : d’abord, sur l'histoire de l'avancement dans l’armée, parce que l’armée est la hiérarchie qui béné-