‹ L'Avancement dans les fonctions publiques: Son organisation -- ses garanties; Contribution à l'étude du statut des fonctionnairesChapitre 66 sur 390 · Déposée le 13 février 1844, Mon., p · texte numérisé non relu

Déposée le 13 février 1844, Mon., p

pour tel ou tel emploi public auquel ils n'avaient pas songé jusque-là; et alors, ils viennent à l’improviste enlever aux fonctionnaires véritables, qui les ont précédés dans la carrière par de longs travaux, le prix que ces derniers seuls avaient mérité » (1). Tout près de là, au cours de la discussion sur la pétition de M. Duboys-Aimé, c’est Odilon Barrot, déclarant qu'il n'existe peut-être pas de pays au monde où il y ait plus d’arbitraire dans la promotion aux fonctions publiques qu’en France (2). C’est M. Corne, le 6 février 1845, résumant toute une série de critiques par cette exclamation : « Le népotisme coule à pleins bords » (3). C’est M. de Beaumont, parlant dans la discussion sur les abus électoraux, qui signale notamment « cette ruineuse quantité de fonctions arbitrairement données dans l'intérêt politique du gouvernement » (4).

Les écrivains et les publicistes se joignaient aux parlementaires pour déplorer ces pratiques. Dans le Dictionnaire politique de Garnier-Pagès (Dictionnaire Pagnerre), on lit, au mot autorité : « Les places, ceci est de notoriété vulgaire et banale, sont données au népotisme et à lintrigue... La recommandation d’un député agent d'affaires a plus de puissance que les titres les plus légitimes... La distribution des emplois semble se faire en une halle officielle, affectée au marché des votes et des consciences ». Et, au mot corruption : « Le sentiment d'une réforme nécessaire à pénétré partout, et ce que les mœurs publiques réclament, la loi ne peut tarder à l’accomplir ». Dans ses Etudes administratives, où il donne cependant à la critique un ton si modéré, Vivien avoue que « privilège et faveur ne sont pas encore dépossédés », et signale des « lacunes »

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