janvier 1911, Déb. parl., p
‘3. Doc. parl., ann. n° 11, Chambre, séance du 9 juin 1910.
est fait l'écho à la séance du 10 novembre 1910 (1). Pour y remédier dans une certaine mesure, la commission du budget de 1911 à cru devoir décider qu'aucune proposition de résolution ne pourrait plus être soumise au vote de la Chambre sans lui avoir d’abord été renvoyée pour avis. Nous verrons ce que donnera ce nouveau système ; mais il est un fait dès à présent certain, c’est que les fonctionnaires ne renonceront pas à se préoccuper vivement des conditions de leur avancement, et que les parlementaires ne pourront jamais renoncer à intervenir en leur faveur sur ce chapitre. Les obstacles que l'intérêt des finances nationales pourra semer dans la procédure parlementaire à cet égard, ne feront que hâter la venue de la réglementation générale à l’éclosion de laquelle le législateur finira bien par se résigner.
Que l’avancement soit ainsi la préoccupation dominante des fonctionnaires, il n’y a là rien d’incompréhensible.
Nous ne sommes pas dans la République de Platon ; les fonctionnaires vivent, parmi nous, en régime individualiste, et, pour eux comme pour tous les autres hommes, l'intérêt personnel est le grand ressort. Pour la masse des fonctionnaires, l'avancement est le seul moyen de devenir, je ne dirai pas plus riche, mais un peu moins pauvre; c'est le seul espoir de réaliser, dans un modeste ménage, les petites améliorations longtemps désirées. Que la fonction publique soit ou ne soit pas une profession, on la recherche comme on recherche une profession (2) : on y voit une carrière. On entre dans une administration non par esprit de sacrifice à la chose publique, mais par besoin de travailler pour vivre ou pour mieux vivre; on y entre