‹ L'Avancement dans les fonctions publiques: Son organisation -- ses garanties; Contribution à l'étude du statut des fonctionnairesChapitre 99 sur 390 · Doc. parl., ann. n° 2592, p · texte numérisé non relu

Doc. parl., ann. n° 2592, p

gouvernement qu'on attend, ce n'est plus la commission qui retarde : le gouvernement a parlé, la commission a opiné, la Chambre n'a plus qu'à se prononcer. Alors, que va-t-elle faire ? Elle va cesser d’être impatiente, et ne fera rien du tout.

La mise à l’ordre du jour fut réclamée dès le 9 juillet par M. Reinach (1) en son nom personnel, au cours d’une interpellation sur la politique générale du gouvernement ; on ne lui répondit pas, mais, en prenant le pouvoir le 27 juillet, le premier ministère Briand déclara qu'il presserait la Chambre de voter le projet réglant le statut des fonctiontionnaires (2). Là-dessus, chacun partit en vacances.

A la rentrée d'octobre, sur la demande qu'il eu fit au nom de la commission d'administration générale, M. Chaïgne obtint l'inscription du projet et des propositions à la suite de l'ordre du jour (3). Ils y demeurèrent quelque temps; puis, un beau matin, on ne les y revit plus. Las d’attendre, ils s’en étaient allés.

La législature devait expirer sans que le statut fût voté. C'est à peine si, dans la fièvre des dernières discussions, les promesses, les résolutions, les impatiences antérieures reçurent l’'aumône d’un souvenir (4).

Pourtant, la question figura aux programmes électoraux de 1910; la formule «statut des fonctionnaires» devint même comme une clause de style dans les professions de foi. La plupart des candidats s’abstinrent soigneusement de dire de quel statut ils étaient partisans, si c'était celui de M. Buisson, ou celui de la commission, ou celui du gouvernement, où un autre. Tous ne se doutaient évidemment pas

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