GÉNÉRALITÉS
Cette étude sur « l'Avant Guerre » pourrait avoir comme sous-titre immédiat ; les Allemands aux points stratégiijues.
Point stratégique, en effet, au sens large du mot, le bureau des naturalisations au Ministère de l'Intérieur qu'occupe le juif Jacques Grumbach.
Points stratégiques également, les Moulins de Corheil, qu'occcupe le juif allemand Lucien Baumann, ainsi que les mines de fer de Normandie avec Jos de Poorter et Thyssen à Diélette et dans les Hauts Fourneaux de Caen.
Point stragégique, La-Motte-Breuil, avec les Ignace Strauf, M. J. C. Ertel, M. Ch. Plieninger.
N'avons-nous pas dénoncé, dans tous ces points occupés par le juif ou l'allemand, de redoutables forteresses dont la destination n'échappe qu'aux yeux mal excercés? N'avons-nous pas arraché à l'ombre où il se dissimulaient, fort mal du reste, ces ennemis installés en silence, abrités derrière une fonction oliicielie ou sous le couvei't d'opérations conimer-
ciales ? Nous les avons vus pénétrer au cœur du pays, s'immiscer dans nos affaires, se documenter, explorer, poster un peu partout des agents qui n'hésiteront pas à faire, le cas échant, leur devoir patriotique. Ce devoir consistera à trahir notre hospitalité trop généreuse. Et l'on entendra résonner dans nos villes, plus justifié encore qu'il y a 43 ans, ce en sinistre : « Nous sommes trahis. »
Mais il est d'autres points stratégiques qui correspondent mieux encore au sens étymologique du mot, c'est-à-dire ceux que Von détermine sur un plan de campagne pour les opérations d'itne armée.
La situation exceptionnelle choisie par nos voisins dans certaines régions ne saurait être le pur effet du hasard. C'est bel et bien là l'exécution d'un programme topographique et militaire savamment élaboré.
Ces lieux stratégiques sont situés dans le voisinage des forts et des défenses naturelles ; des garages et enbranchcments et principalement des voies de chemin de fer qui seraient utilisées, au moment de la mobilisatioii, pour la concentration et le transport des troupes; des ports, des grands dépôts de charbon et i'outillage militaire, des arsenaux, de certains canaux, df-'S postes de télégraj)hie sans fil, des aqueducs et des viaducs. Ces emplacements sont, en quelque sorte, les ganglions nerveux de ce grand corps armé qu'est la Défense Nationale. Sabotés ou détruits par l'ennemi, il en résulterait une forte perturbation et parfois de véritables catastrophes.
Comment, me direz-vous, de telles choses sontclles possibles? Comment les autorités locales, comment les autorités supérieures laissent-elles des Allemands procéder à ces installations si menaçantes
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pour la Défense Nationale? Comment personne ne proteste-t-il ? A quoi servent les députés, les sénateurs, les inspecteurs techniques? Ma réponse sera bien simple : à boucher les yeux du pays. Les Allemands ont le maniement du parlementarisme fran- çais. Ils ont le maniement, par intimidation, du gou- vi ( vernement français. A Cherbourg, ils ont mis le député-maire Mahieu, socialiste, dans leur poche. A La Motte-Breuil, les journaux républicains ont pris, comme un seul homme, la défense de l'usine allemande qui fournit l'hydrogène à nos dirigeables. Partout en France il y a, embusqué, un agent électif français ou juif du clan des Ya, que manœuvre l'Allemand, qui vend à l'Allemand la clé de son patelin, avec la manière de s'en servir. C'est fou, c'est monstrueux, mais c'est ainsi, c'est la République.
Nous avons exposé, à différentes reprises, le plan général de sabotage industriel et économique soit direct et actif, soit par abstention et passif, qui est certainement dans les vues du grand État-Major de nos voisins et que nous dénonçons sous toutes ses formes. Gêner les transports et les approvisionnements, affamer Paris, détruire les travaux d'art, éteindre les forts de l'Est par manque de combustible, rendre les dirigeables inutilisables, éclairer la route des troupes allemandes vers la Capitale, à l'aide de relais d'apparence inofTensive, commerciale et "même alimentaire, utiliser les fermes de la vallée de la Woëvre, certains dépôts, les chemins de ter à voie étroite, les canaux, les postes secrets de télégraphie S|ins fil et tout l'outillage de la paix, — soigneuselûent germanisé, — en vue des opérations de la guerre, tel est le but de cet immense réseau étendu Bur notre pays depuis l'Affaire du traître Alfred
Dreyfus et la suppression du Bureau des Renseignements.
Le schéma général de cet envahissement progressif en vue de l'invasion m'apparaît net et clair. Je me hâte d'ajouter qu'en pareilles matières, ce qui est révélé perd la moitié de son péril et de sa nocivité, si, du moins, le ministère de la Guerre français veut bien tenir compte de nos révélations. Il est très facile de contrôler les documents que j'étale ici et, une fois la certitude acquise, de prendre des mesures en conséquence. Ce qui serait criminel, ce serait de fermer les yeux et de se boucher les oreilles, afin de persister à ignorer la vérité. Mais ce serait alors aux patriotes à forcer la main au gouvernement.
Dans une série d'articles très remarqués, publiés au Correspondant par le général Maitrot, le danger que présente pour la défense nationale l'installation soit d'usines, soit de fermiers allemands à proximité de voies ferrées et de travaux d'art, ponts, viaducs, aqueducs, etc., est exposé d'une manière impressionnante.
Cédons la parole au général Maitrot dont la grande compétence en ces matières est reconnue de tous :
Les deux nations sont à égalité, au point de vue transfiorts stratégiques et rapidité de concentration : c'est cette égalité que nos adversaires chercheront à rompre en leur- faveur.
Mais coMimeiit? Pas en augmentant le nombre de voies de coni'.enlration déjà existantes en Alsace-Lorraine; il semble bien qu'il y ait saturation sur te front ^ considéré, mais en ralonti>saiit par des destructions mulliodiques le rendement du réseau français. Et c'est ici que nous entrons dans le vif du sujet.
Toutefois, nous demandons tout d'abord au lecteur de vouloir bien se tigurer, en pensée, le spectacle offert
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par nos voies ferrées au début d'une guerre : tout le trafic arrêté, le réseau national est requis par l'armée, 1.8u0 trains de troupes vont rouler vers la frontière de rEât, 100 trains par corps d'armée, la plupart de rj (f\ ou wagons et longs de 350 mètres. Si on forme 5 trains d'éléments d'armée soit 1.000 trains, en tout 2.800 trains. Et il n'y a pas que ces trains qui suivent les lignes de transport aboutissant à la zone de concentration, il y a des trains d'approvisionnement de toutes sortes pour les places fortes, pour les grands centres de population.
Le ravitaillement de Paris, en dehors du racitaille ment Journalier^ exigerait 8.000 trains de 500 tonnes, aussi confiera-t-on les deux tiers des transports aux canaux; il n'en restera pas moins 2.6U0 trains à destination de Paris.
Pendant tout le temps que dure la concentration, ces énormes trains, avons-nous dit plus haut, se succèdent de vingt en vingt minutes, sur les lignes àdouble voie, à la vite.sse de trente kilomètres à l'heure. C'est un mouvement ininterrompa, une lente montée vers l'Est, de toutes les forces vives de la nation; un million d'hommes, que d'autres qui attendent dans les dépôts s'app'étent à suivre.
S'imagine-t-on l'effet que produirait dans cette masse de trains un accident quelconque, déraillement, rupture de pont, éboulement dans un tunnel, etc., etc C'est l'arrêt immédiat sur une bonne partie de la ligne, Nous savons que tous les cas qui pouvaient être prévus l'ont été, que dans le plan de transport on a étudié des « variantes » dans l'hypothèse où tel ou tel ouvrage serait détruit ; on détournera les trains par la ligne de X, qui n'est pas, ou est peu utilisée, et on rejoindra la voie initiale de la station de Z, etc., etc.
Le voilà, le danger réel, terrible et soyons bien convaincus que les Allemands mettront tout .^n œuvre pour le faire naître et pour provoquer un desastre irréparable.
N'en doutons pas, les ouvrages à détruire, les portions de voies à faire sautor ou à saboter sont déjà repérés, reconnus, et les moyens d'exécution arrêtés dans tous leurs détails.
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C'est révidence même, et les Allemands seraient Dien sots s'ils n'adaptaient pas à ce travail de repérage les multiples prises qu'ils ont su se ménager sur notre territoire, les innombrables facilités que leur donnent les points de contact d'usines, d'agences, de mines, de quais d'embarquement et de débarquement, de lignes transatlantiques, etc., etc. Ce qui est abominable, ce qui demeurera devant l'histoire le crime du régime, c'est que, sachant cela, il ait levé, de ses propres mains, les barrières, facilité le plan allemand.
Mais, dira-t-on, il y a un service de protection des voies ferrées prévu pour tout le réseau; de plus, certains ouvrages d'art à proximité des villes de garnison seront gardés par des postes de l'armée active que viennent relever des postes de territoriaux.
Voici un bateau qui, au pas lent de ses deux chevaux de remorque, s'avance sur le canal de la Marne au khin. 11 est monté par un honnête équipage, il va à Toulou à Bar-le-Duc porter un convoi de bois ou quelques tonnes de farine. Il est accompagné d'un convoyeur militaire qui se tient en tenue prés du patron. Les papiers sont en règle. Rien de susj)ect, rien d'anormal. Soudain, en passantsous le pont du chemin de fer, à Sermaizo, ce paisible bateau se transforme en un volcan. Sous son bois, sous ses sacs de farine, il y avait cinq cents kilos de dynamite. Tout a sauté : bateau, attelage et pont du chemin de fer. Voilà la voie coupée sérieusement, il s'agit d'une grosse réparation. Détourner les trains sur des voies latérales, il n'y faut pas songer, on est au deuxième jour de la mobilisation, tout marche à plein. C'est l'arrêt pour combien de joui's 1
Nous avons cité un moyen pour « réussir un accident »; nous en citons dix contre lesquels seront désarmés les gardes de la voie.
Qu'on ne crie pas au rcihan, à l'invraisemblance, tout