‹ L'avenir de la philosophieChapitre 109 sur 265 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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ÉVOLUTION DE LA PHILOSOPHIE AU XIX" SIÈCLE. dTS

sorte la nature de Dieu* — L'absolu se divise dans les conclusions de la raison secondaire, soumise à l'entendement, en trois choses, l'jime, le monde et Dieu, qui, tous trois, séparés l'un de l'autre, chacun à part, représentent pour l'entendement l'analyse la plus haute de ce qui, dans l'absolu, ne fait absolument quUn^.... La plupart des philosophes qui nous ont précédés, et presque tous ceux qui usurpent maintenant ce titre, nous ont donné, au lieu de la raison, ce

qui appartient encore à la sphère de l'entendement^ Les

hommes ont appris à voir la nature en dehors de Dieu, et

Dieu en dehors de la nature En ne faisant de la nature

qu'un être purement passif, ils crurent avoir aussi le droit de ne voir en Dieu, après l'avoir élevé au-dessus de cette dernière, qu'un simple esprit, qu'une pure activité, comme si ces deux idées, esprit et matière, n'étaient point identiques nulle n'étant vraie sans l'autre \... Reconnaître immédiatement avec les yeux de l'âme cette unité sainte de Dieu et de la nature laquelle, sur cette terre, se révèle surtout dans l'adversité, c'est comme l'initiation à la félicité suprême qui ne se rencontre que dans l'Etre infiniment parfait^ — »

Si c'est là le spinozismc, c'est un spinozisme, du moins, où — comme une forme poétique s'est substituée à la géométrie — la pure nécessité, dans le fond, a fait place à la vie et à la finalité. Cette identité primitive et inconsciente de la nature et de l'esprit tend, par un progrès à l'infini, à se réahser dans une unité consciente. Tandis que la Substance de Spinoza — le reste de ses attributs, infinis en nombre, demeurant inconnu — était Etendue et était Pensée, l'Absolu de Schelling n'est ni Nature ni Esprit, mais l'Unité d'où ils viennent, où ils vont et selon laquelle ils se meuvent.

d. Bruno, p. 197.

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