liapports, p. U
4. Rapports, p. 136. — L'une <■ part des faits composés coiniiie de principes élémentaires, et se borne à l'analyse des sensations ou des idées associées entre elles et aux signes ou surcomposées par l'expérience ■>; l'autre <• considère le fait primitif de sens intime hors de son association avec les phénomènes externes ou internes pour les y voir ensuite ».
diate da.ns laquelle le moi se connaît comme sujet identique, permanent, cause libre de certains modes ou phénomènes qu'il produit à volonté, et passible d'autres modes qu'il sent sans vouloir ni agir — et à ses dérivés immédiats, se propose de faire l'analyse complète des faits externes en y distinguant la part phénoménique de l'objet et la part réelle du sujet; d'y reconnaître ainsi les véritables éléments formels de ces faits, de rappeler à leur source les notions de cause et de substance; de justifier la réalité absolue que nous leur attribuons; de donner ainsi une base à la science des phénomènes et d'en garantir la solidité en l'appuyant sur le fait évident et irrécusable de la conscience ou de lexistence du moi \ Le physicien, se conformant à la méthode de Bacon, doit, dans la recherche des phénomènes naturels, faire abstraction des causes ou forces productives; enfermé dans les faits positifs où il peut savoir, il ne faut pas qu'il cherche à passer outre et qu'il veuille deviner ". Tout au contraire, dans la recherche des phénomènes intérieurs, le psychologue ne doit pas, ne peut même pas faire abstraction de la cause, puisqu'elle est identique au fait primitif de l'existence ^ Et pourtant, en un sens, la psychologie pure est expérimentale, elle aussi, puisqu'elle part d'un fait : la conscience du moi. — Maine de Biran a le mérite d'avoir, par l'observation, fondé une science qui dépasse les sciences d'observation, parce que l'objet observé et le sujet observant, qui dans celles-ci sont distincts, ne font qu'un dans celle-là. « Comme avant les découvertes de Lavoisier sur la décomposition de l'air et sur le véritable principe générateur des acides, il n'y avait point de méthode chimique fixe et déterminée », ainsi il ne peut y avoir de méthode fixe et de résultats définitifs en psychologie que si les philosophes