Rapports, p
'S. Au début, il semble que Maine de Diran tendait à identifier effort volontaire et cfî'ort musculaire; mais la volonté devint pour lui de plus en plus nettement immatérielle. Voir Naville, lidrod. (jéncralv, p. lxxxvi.
lème perceptif ei s'épanouir clans le ré flexif ou apercepùf : là prédomine la volonté. Les idées de substance, cause, unité, identité, liberté, ne sont que l'apcrceplion interne, que « le fait primitif de conscience analysé et exprimé dans ses divers caractères » : notions réflexives qu'il ne faut pas confondre avec les idées abstraites. Les notions universelles et objectives' commencent par avoir un caractère individuel et particulier; c'est par la croyance qu'elles deviennent objectives et universelles. « Notre faculté de croire est liée par sa nature à Vabsolu; c'est comme une face de l'esprit humain qui se trouve naturellement tournée vers la réalité absolue des choses ou des êtres -. » L'absolu peut être premier en nature sans être p)'^^Gmier en temps ^
Cette façon d'expliquer l'origine des idées fondamentales semble à Maine de Biran permettre de concilier les systèmes des empiristes et ceux des partisans de l'innéité \ D'ailleurs, bien des efforts déjà ont tendu à cette conciliation. « Ce qu'un seul homme de génie fit si heureusement pour les sciences physiques, les travaux séparés de plusieurs sages partant de points de vue différents, il est vrai, mais se dirigeant vers le même but, ont commencé à le faire et ont avancé l'œuvre plus qu'on ne le croit pour les sciences psychologiques et
1. Sur la notion de substance, qui provient du continu résistant comme de la force active, Maine de Biran ne s'est pas clairement — et parfois même s'est contradictoirement — cxpiitiué. 11 a insisté surtout sur la notion de cause, il s'attache à réfuter Hume : et cela est naturel, élant donné son point de vue.