‹ L'avenir de la philosophieChapitre 147 sur 265 · Avertissement de l'auteur, ibid., p · texte numérisé non relu

Avertissement de l'auteur, ibid., p

4. Ilume complotait la philosophie naturelle par la philosophie morale.

la

à des lois naturelles » invariables'. Si la philosophie positive est quelque chose de plus que les sciences, c'est, d'une part, parce qu'elle affirme qu'il n'y a d'autre savoir que les faits généraux établis par la science — telle est sa théorie de la connaissance — et qu'il n'y a point de faits qui échappent à la science expérimentale — de là sa méthode; d'autre part, c'est parce qu'elle prétend faire la synthèse des connaissances acquises — et ainsi se constitue sa doctrine-. « Jusqu'à présent rx\cadémie des Sciences ne prend la nature que par petites parcelles; nul système général, de peur de tomber dans l'inconvénient des systèmes précipités, dont l'impatience de l'esprit humain ne s'accommode que trop bien », disait déjà Fontenelle'\ D'Alembert, Gondorcet avaient compris, — après Bacon et comme lui, après Descartes et autrement que lui, — plus tard la création de l'Institut avait exprimé dans un grand corps scientifique, la solidarité des sciences*. Mais Auguste Comte a protesté et réagi avec plus de force et de succès qu'on ne l'avait fait avant lui contre l'excès de la spécialisation : il vit qu'elle est un danger, tout en marquant un progrès, et que, nécessaire à coup sûr, elle ne saurait être définitive ^ 11 eut le mérite aussi de proclamer nettement que la fin de la science est la spéculation plus encore que la pratique : la vérité d'abord, ensuite seulement la puissance, « Ce serait se former des sciences une idée bien imparfaite que de les concevoir seulement comme les bases des arts, et c'est à quoi malheureusement on n'est que trop enclin de

nos jours Nous ne devons pas oublier que les sciences ont,

avant tout, une destination plus directe et plus élevée, celle

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