‹ L'avenir de la philosophieChapitre 148 sur 265 · Voir l™ et 58° leçons · texte numérisé non relu

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3. Liltré, Préface iViin disciple, dans les Principes de pliil. positive, p. 17.

4. Laplace, Cabanis ont rcsiiiné en de larges tableaux les progrès des sciences. Voir IMcavel, les Idéoloi/ues.

5. « La division dti travail intellectuel, perfectionnée de plus en plu?, est un des attributs caractéristiques les plus importants de la philosophie positive.... .Mais tout en reconnaissant les prodigieux résultats de cette division, tout en voyant désormais en elle la véritable base fondamentale de l'organisation générale du monde savant, il est impossible, d'un autre côté, de

de satisfaire au besoin fonJamental qu'éprouve notre intelligence de connaître les lois des phénomènes '. »

En « construisant le système d'idées générales que cette philosophie était désormais destinée à faire indéfiniment prévaloir dans l'espèce humaine » et qui devait « réorganiser la société », Auguste Comte — bien qu'il eût, même sur ces points particuliers, des précurseurs- — se montrait original surtout par sa loi des trois états, par sa classification des sciences et par les développements qu'il donnait à la physique sociale.

Comment se manifeste le progrès? Par la succession de trois phases, — théologique, métaphysique et positive; ainsi s'explique le cours des choses humaines : sous les phénomènes, on met des volontés, puis des entités, jusqu'à ce qu'on renonce à l'inconnaissable pour étudier le connu, les réalités « appréciables à notre organisme », les phénomènes. Ainsi la philosophie positive est le terme du progrès pour Comte, comme l'idéalisme absolu est la fin du devenir poui Hegel : l'un et l'autre, en même temps qu'ils absorbent l'histoire dans leur philosophie, prétendent légitimer leur philosophie par l'histoire.

La physique sociale, qui remplit trois volumes du Cours sur six, était la partie de son œuvre à laquelle Auguste

n'être pas frappé des inconvénients capitaux qu'elle engendre, dans son état actuel, par l'excessive particularité des idées qui occupent exclusivement chaque intelligence individuelle. Ce fâcheux elTel est ?ans doute inévitable jusqu'à un certain point.... Nous pouvons néanmoins, ce me semble, par des moyens convenables, éviter le plus pernicieux elTel de la spécialité exagérée sans nuire à l'inlluence vivillanle de la séparation des recherches. Il est urgent de s'en occuper sérieusement.... N'oublions pas que... il est déjà bien petit dans le monde savant le nombre des intelligences embrassant dans leurs conceptions l'ensemble même d'une science unique, qui n'est cependant à son tour qu'une parlie d'un grand tout.... Cnngnons que Vespril liuniain ne finisse par se perdre dans les travaux de détail (1'° leçon.)

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