Premiers Principes, g2 '7'^. l'tJ
donc, autant qu'il peut, de contenu psychologique. D'autre part, une fois que Spencer a reconnu le noumène, le support de la force, ce noumène ne joue plus guère de rôle actif dans son œuvre.
11 y a une partie de sa philosophie — la théorie de la connaissance — qui peut se résumer ainsi : l'Etre est, sans qu'on doive jamais savoir d'une façon adéquate ce qu'il est; il s'affirme et il se symbolise dans la réalité dérivée ou phénoménale. Et il y a une autre partie de sa philosophie — la synthèse — qui s'oppose à l'ontologie des Allemands, toute « fantastique », et à la philosophie naturelle des Anglais, trop incoordonnée ', et qui veut être — comme le positivisme de Comte ' — le savoir complètement unifié : or cette synthèse est — ou cherche à être — entièrement mécaniste. Si sa philosophie de l'Inconnaissable, liée à la psychologie, à la sociologie, à la morale, tend au naturalisme dynamisle ou même au panthéisme ^ sa philosophie du connaissable, fondée sur la physique, tend, sans y aboutir davantage, au matérialisme pur.
Dans cette recherche de l'Unité qui est le but de la science, comme elle l'est de tout le travail de l'esprit*, l'effort que